Doomriders - Darkness come alive

Chronique CD album (45:35)

chronique Doomriders - Darkness come alive
Jusqu’ici, je considérai Doomriders comme une blague de très bon goût… Un peu comme si Nate newton avait eu envie de se taper une bonne poilade avec les copains en dépoussiérant juste ce qu’il faut les standards hard rock, metal et hardcore de la manière la plus jouissive possible. Black thunder, c’était un peu ça donc : un gros private joke bien solide mais néanmoins légèrement anecdotique. Mais réduire Doomriders au défouloir du bassiste de Converge est maintenant une belle erreur, car si le quartet reprends effectivement les choses où ils les avaient laissé, il est clair que Darkness come alive n’est pas de la même trempe que son prédécesseur, mais alors pas du tout !

Certes on retrouve une recette simple comme bonjour, à savoir mixer les courants punk et heavy metal de la manière la plus old school possible, l’originalité du truc résidant dans le mélange et dans la grosse patate estampillée Godcity studio. Des vieilles recettes préparées dans une cuisine hi-tech si vous voulez (oui, ma métaphore est pourrie). Là où les choses changent considérablement, c’est clairement dans la qualité de l’écriture, car si les influences quasi vitales du combo sont toujours aussi lisibles, le résultat demeure très personnel et sacrément bien troussé à défaut d’être original. Les riffs sont imparables, les compos, indispensables, les refrains, mortels et l’ambiance, bien présente et pesante. Clairement, c’est à la fois fun et terriblement sérieux et c’est précisément là que Doomriders fait mouche : on a pas honte une seule seconde quand on dresse l’index et l’auriculaire en signe de soumission diabolique ou quand on moshe comme un con dans sa piaule avec le son à burne.

L’album mériterait carrément un track par track tant chaque chanson est imparable, mais en bon flemmard, je passerai mon tour sur ce point là. On notera tout de même des moments d’anthologie tels que bear witness, bien hxc et surtout terrassante de puissance (putain de refrain de tueur), come alive avec ses gros relents de Glen Danzig dans le chant, mercy, hymne heavy metal galopant, blood avenger et son riff inoubliable (si vous tapez pas du pied dessus, vous n’aimez pas le rock n’ roll, point), ou encore rotter, final ultra lourdingue qui donne bien envie de relancer la galette à chaque fois. Pour peu que l’on ait encore un tant soit peu d’affection pour l’histoire, les musiques du diable et celles de la rue, impossible de ne pas tomber amoureux de ce disque. Une merveille !
photo de Swarm
le 29/01/2010

3 COMMENTAIRES

vkng jzz

vkng jzz le 29/01/2010 à 12:02:00

bah moi je le trouve chiant au possible, pas de patate, mou, donne pas envie. bcp moins fun que le premier.. déçu.. au moins la pochette est canon. arf

Pidji

Pidji le 29/01/2010 à 13:47:44

Je te trouve dûr Vkng Jzz, cet album est plutôt sympathique, même si je préfèrais son prédécesseur héhé

mat(taw)

mat(taw) le 29/01/2010 à 13:50:25

pas mieux que la frisouille. Je me suis énormément fait chier à l'écoute de cet album, ptet faudrait que je re-tente.

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