Dopelord - Magik rites

Dopelord - "Magik rites"
chronique Dopelord - Magik rites

poursuivons notre enquête en territoire slave, terres où décidément les sonorités vintage amplifiées se sont réveillées cette année. Dopelord, ou un énième name-dropping qui commence à franchement sentir le moisi tant chacune des combinaisons entre "dope", "bong", "fuzz", "lord" et "weed" ont été abusivement utilisées. Quoi de neuf dans ce Magik rites donc ? Eh bien quelques agréments d'ambiences bienvenus pour donner du relief aux flegmatiques poussées pachydermiques de riffs sabbathiens. Sleep n'est pas loin, Electric Wizard est murmuré, Acid King aussi car on retrouve certains accents qui me font relativement penser à l'émouvant Busse woods. Même si on est bien loin de leur trouver un hymne pareillement distillé.

 

Quelques wah wah bien placées, quelques mid tempos bien sentis ne se feront pas renier, un tantinet d'ambiance païenne pour inspirer le witchcraft sous l'ombre d'un Reverrend Bizarre dans Lucifer's son, mais hélas rien ne permet véritablement de faire émerger les Dopelords au dessus de la masse de groupes qui prétendent aujourd'hui à la même gloire. La voix, de plus, a tendance à régulièrement flancher en terme de justesse, et le timbre n'est pas des plus esthétiques, ce qui ne pallie en rien l'essouflement qu'on ressent à la fin de l'écoute du disque, qui s'avère trop long et répétitif.

 

Un disque qui aurait été réussi du temps où toutes les influences qui le servent n'étaient pas encore en haut de l'affiche, mais qui aujourd'hui fait figure de soupe et de mélange, qui ne découragera pas le novice en la matière, mais lassera le connaisseur assidû qui cherchait là quelque renouveau.

 

 

Achat ou pas achat ? Pas achat.

photo de Carcinos
le 26/10/2012

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