Downtown Brown - CaliFlorida

Chronique CD album (39:38)

chronique Downtown Brown - CaliFlorida

Damned, quelle claque! Certes, nos séances de prospection métallico-archéologigue dans les tréfonds des débuts discographiques de Downtown Brown avaient bien révélé l'existence d'un filon particulièrement prometteur (cf. Moist & Ridiculous et l’album auto-intitulé)… Mais de là à imaginer un 7e album aussi pétillant, par la barbe de Jim Martin! Ressortez la casquette, le bermuda, le skateboard et la crème solaire, on s’en fout que les clochettes viennent tout juste de tintinnabuler: la Fusion ricaine avec un grand F is back! Car ce CaliFlorida déborde de la gouaille, du soleil et de la folie douce qui animaient les Faith No More, Infectious Grooves, Mucky Pup et autres gangs de zigotos qui mettaient le feu aux pochettes-surprises Metal à la fin des 80s / début des 90s.

 

Quoique si, côté son et attitude, Downtown Brown est bien à fond inscrit dans cette époque bénie des lapins jaunes, son éclectisme musical et un sourire en coin persistant l’emmènent au-delà des juteuses – mais simplement bicolores – chapelles Funk Metal (Don’t believe them just watch, sur « Cool »), Rap Metal (Eminem sa mère sur « CaliFlorida ») ou Soca Dance Metal. C'est plus loin encore que le souffle tiède des plages du sud les porte, jusque sous le chatoyant barnum du Nawak Metal. Car – sans non plus tomber dans le cartoon lourdingue – ça déconne gentiment sur le sable ricain (Fli-Pôping-PèBè-Didiiiing! comme ils disent sur l’intenable « Yer So Cute »), et ça move du boule sur tout ce qui swingue et fait du bruit, Rock, Pop, Ska, Punk Rock, Soul, Skatecore, Chromes from Broadway… Y compris sur de la musique de film, tiens (« Allie’s Song »), parce qu’ils ont également un petit cœur fragile, et aiment se poser dans l'herbe, à la fraîche, pour admirer les vastes étendues célestes. En sachant par ailleurs qu’au-delà de cuivres très présents et d’une approche sacrément funky de la vie, si le soleil brille avec autant de force sur ces fantastiques 40 minutes de bonheur musical, c’est en grande partie dû à une dimension Punk Rock hyper-vitaminée, fille de Green Day et d’Offspring, tout particulièrement marquée – cf. « Bathroom Door », « GF BF » et le superbe instrumental final.

 

Allez, faites un test: écoutez « Love Kitchen ». Vous les sentez ces cuivres? Vous le voyez ce sourire goguenard à la That Handsome Devil? Vous arrivez à les empêcher de claquer ces doigts? Si c’est pas le Groove incarné ça Madame, je ne mérite plus mon titre de Sous-Commandant Lapinou. En même temps, pas étonnant que ce morceau – et dans une moindre mesure « Live Today » – soit aussi croustillant. C’est que, dans la même démarche que Dog Fashion Disco avec les récentes remises à neuf de ses premiers manifestes discographiques, Downtown Brown a exhumé ces 2 titres de son troisième album (sorti en 2004), et les a reboosté en mode brass band déluré. Et foutre que c’est bon!

 

Alors au coin du feu, quand certains se réjouiront que Ludivine Enfant (c’est qui elle au fait?) soit née au son des hautbois et des musettes, enfilez votre vieux t-shirt LC Waïkiki, vos Reebok Pump, et offrez-vous une pure tranche de bonheur qui swingue… D’autant que – miracle de noël – CaliFlorida est disponible gratuitement sur Bandcamp!! Merci Papa Noël!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: le meilleur de la Californie et de la Floride, je ne sais pas... Mais le meilleur de la Fusion US et du Nawak Metal, ça oui, c’est exactement ce que vous promet CaliFlorida! Comme si Mucky Pup, Infectirous Grooves, Offspring, That Handsome Devil et Faith No More s’étaient passés le mot pour organiser la plus coolos des soirées feu-de-camp-on-da-beach.

 

photo de Cglaume
le 02/01/2019

2 COMMENTAIRES

Dams

Dams le 04/01/2019 à 19:29:51

De la bonne fusion et servie gratuitement, que demande le peuple ?

cglaume

cglaume le 04/01/2019 à 21:47:55

Voilà, c'est ça :)

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