Downtown Brown - Downtown Brown

Downtown Brown - "Downtown Brown"
chronique Downtown Brown - Downtown Brown

A la fin de la chronique de Moist & Ridiculous, alors que nos oreilles n’avaient pas encore eu la chance de se faire bronzer au son du très bon CaliFlorida, on se demandait si 2 ans suffiraient à Downtown Brown pour muscler un peu son son (si si!) et ses compos. La réponse est claire mais pas Niet: Da! Parce qu’en effet, Downtown Brown sonne un peu plus chaud et abouti que son prédécesseur. Oh on se doute bien qu’il ne s’agit pas ici d’une sortie Universal, et les morceaux ne sont pas encore aussi joliment ficelés que sur la récente union discographique des West Coast et East Coast. M’enfin on sent bien que si la pente qualitative n’est pas hyper raide, elle est quand même franchement ascendante.

 

Le groupe continue donc ici sur l’élan précédent en offrant à nouveau un large panel de cartes postales métallico-miques qui, la succession primant souvent sur l'association, le rapproche plus d’un Ultra Vomit que d’un 6:33. Ainsi « Welcome to the Acropolis » revêt l’armure Heavy Metal vintage du vieux chevalier à cris perçants. « Holy Matrimony » plaque une grosse basse slappée sur du pur Rockabilly gominé partant parfois dans le Punk Rock bien élevé (...comme quoi je simplifiais en début de paragraphe: ça fusionne bel et bien ici aussi). « Dream Woman » muscle un peu le propos en balançant un bon vieux Crossover Thrash flirtant avec la Fusion funky. « In Front of My Face » déroule la pelote de sucre en respectant tous les clichés de la Love song sirupeuse. Et puis « Leadaz of Rokk » retourne les stades comme un Mötley Kiss en spandex. Un véritable petit précis de musique électrique américaine quoi…

 

Mais comme mon aparté parenthésesque suffixant la description de « Holy Matrimony » le laissait entendre un paragraphe plus haut, il serait injuste de décrire Downtown Brown comme un simple groupe de pasticheurs qui se contenterait de dérouler des textes rigolards sur tous les registres stylistiques passant à sa portée. Car non seulement nos lascars reviennent régulièrement à leurs 2 amours les plus passionnels – la Fusion Funky et le Punk Rock fiévreux –, mais ils n’hésitent pas à injecter un peu de ceci au milieu du cela, sans toujours bien respecter les limites des différents genres visités. Ainsi, en dehors du fameux « Holy Matrimony » ci-avant évoqué, nos joyeux olibrius mêlent piano caressant à la Elton John et Punk Rock bien vénère au sein de « Sit in the Pit », puis déversent de pleins barils de soleil – on frôle la Salsa! – dans un grand bol de Funk et de Punk Rock sur la "Fitness song" hyper vitaminée « Feel the Beat ». Et ce n'est pas tout car « Smooth Talker » (reprise d’un titre de Lorenzo Lamasje vous laisse Googliser) est l'occasion pour le groupe d'injecter de l’orgue Hammond dans ce qui pourrait être un titre de Prince – titre qui finirait néanmoins sur un gros sprint Metal.

 

Bref, c’est la foire à la saucisse Nawak! Et si vous avez encore des doutes à ce sujet, écoutez donc la blagounette « Mangina », qui vous les ôtera plus efficacement qu'une bouteille de Destop.

 

Maintenant, en dehors du fait qu’il y aurait encore moyen de muscler la prod' et les compos ici proposées (la comparaison entre les versions 2004 et 2018 – cf. CaliFlorida – de « Love Kitchen » et « Live Today » confirment le fait que le groupe avait alors bien une marge de progression), la note de ce 3e album pâtit du gros coup de mou que représente l’enchaînement allant de la deuxième moitié de « Mangina » à la fin de « In Front of My Face ». Et puis on se serait bien passé des élucubrations scato qui occupent les 2 dernières minutes de la piste « Leadaz of Rokk »... M’enfin comment en vouloir vraiment à des zigotos qui balancent d’aussi joyeux shoots de vitamines que les déjà cités « Smooth Talker », « Love Kitchen », « Feel The Beat », « Live today », ou même le mi-intenable mi-fumette « Orange Bitch »? Une telle bonne humeur, de telles grosses blagounettes, des bermudas aussi colorés: comment ne pas vouloir s’en faire des amis? Du coup, même pas besoin d’avoir été converti par le coup de maître CaliFlorida pour affirmer que lors du partage du gâteau musical on laissera sans regret l’« Uptown Girl » à Billy Joel pour s’accaparer ce Downtown Brown des plus dodus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: étape logique post-Moist & Ridiculous, le 3e album de Downtown Brown continue de papillonner de par les styles musicaux, de fanfaronner à gorge déployée et de faire les 400 coups avec ses potes Funk Metal et Punk Rock, pour un résultat qui satisfera sans mal les amateurs de Nawak Metal (… même s’il n’a pas encore le lustre du récent CaliFlorida).

 

photo de Cglaume
le 09/12/2018

2 COMMENTAIRES

Xuaterc

Xuaterc le 09/12/2018 à 12:02:27

Sur Bandcamp, le tag "Nawak Fusion" est illustré par cette image
https://www.coreandco.fr/upload/pics/team/cglaume.jpg

cglaume

cglaume le 09/12/2018 à 12:23:02

:D

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