Dreams Of The Drowned - Dreams of the Drowned I

Dreams Of The Drowned - " Dreams of the Drowned I "
chronique Dreams Of The Drowned -  Dreams of the Drowned I

Camille Giraudeau, en plus d'être un musicien talentueux, est aussi quelqu'un doté d'un goût excellent puisque que c'est un fan ultime de Ved Buens Ende, l'éphémère formation norvégienne du milieu des années 1990. Il fait égalemet partie des très bons Smohalla, mais également de Stagnant Waters avec Zweizz. Mais si aujourd'hui j'ai le plaisir de parler de lui, c'est pour l'un de ses projets solo, Dreams Of The Drowned. Presque dix ans après son seul EP, il revient avec un premier album qu'il a pris le temps de mûrir. Multi-instrumentiste de talent, il est en en charge de tous les aspects du disque, la composition, l'enregistrement, la production, l'artwork (à l'exception de "Midnattskogen Sorte Kjerne", j'y reviendrai).

 

La grande force de Dreams Of The Drowned réside dans le fait que le musicien ne cherche pas à être plus avant-gardiste que le Roi, il est évident qu'il connaît à la milliseconde près Written In Waters, ainsi que la discographie de Dødheimsgard, il ne s'arrête pas à ces références, incorpore des éléments venus d'aussi bien que Killing Joke que Amebix. En ne cherchant pas à imiter ses modèles mais en comprenant leur philosophie intrinsèque, et en s'en servant pour exprimer sa propre sensibilité, il parvient à livrer un album qui ne ressemble à peu de choses que j'ai pu entendre jusqu'à présent (et pour moi, c'est une bonne chose).

 

Il se dégage de l'ensemble de ce premier album une impression fantomatique, que cela soit au niveau des mélodies ou du son ; ce dernier est à la fois organique et en même temps éthéré. Le musicien partage avec les maîtres norvégiens avant-gardistes des années 1990 un goût prononcé pour les atmosphères ésotériques et bizarres et avec les parrains de l'Indus de cette même période un groove froid et tribal. On y retrouve une utilisation et une mise en son de la basse qui s'inspire clairement de celle de Ved Buens Ende. Les liens avec cette scène vénérée puisque le groupe reprend un classique de DHG, « Midnattskogens Sorte Kjerne », tiré de son premier album, avec pas moins qu'Aldrahn au chant (le fait que Camille Giraudeau joue des claviers sur l'album et l'EP d'Urarv a dû aider). Cette nouvelle version apporte un côté avant-gardiste fort bienvenu au titre original.

 

photo de Xuaterc
le 28/05/2019

2 COMMENTAIRES

gulo gulo

gulo gulo le 28/05/2019 à 22:58:11

Très bon en effet.

el gep

el gep le 29/05/2019 à 00:39:11

Nom d'un totem!
Camille?!
Smohalla?!!?

Ça me ramène presque 15 en arrière, putain!
Ce type a fait le seul interview existant des bébés WelldonetrumpBoyz, hé!
(ou alors c'était son compère de l'époque, j'sais plus!)

Faudra qu'j'écoute ça, tiens.

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