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Düreforsög - "Knee"

Düreforsög - "Knee"
chronique Düreforsög - Knee
6/10 0

écouter " Me, Myself & Ear"

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CD album CD album (38:55)

 

Style musical : 

Math-Nawak Death

 

Année : 

1997

 

Tracklist :

01. Monkation
02. Silly Things
03. Chess-nut For Me
04. Those Birds
05. Raticulous
06. Me, Myself & Ear
07. Circus Bizarre
08. There's Something Inside My Knee
09. Nobody's Nose
10. Land Of Queer
11. Shrimptease
12. Knot Knock
13. Sea For Yourself
14. Henning?

 

Label : 

Mega Records

 

Lieu d'enregistrement : 

Sun Studios
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Improbable, c'est le mot. Je n’aurais jamais parié un radis là-dessus. Bah oui: Düreforsög (« Test sur Animaux » en Danois dans le texte) est célébré dans la banlieue nord de l’Europe comme un brillant pionnier du Metal Avant-Gardiste. Le groupe est censé s’inscrire entre autre dans la continuité de Melt-Banana et Mr Bungle. Il a ouvert pour Faith No More à Copenhague. Son premier album, Knee, cache des growls et des nawakeries sous une pochette digne des pages 3-7 ans du catalogue Toys’R’us. Le mixage de l’objet a été assuré par Flemming Rasmussen (Metallica, Morbid Angel, Blind Guardian... vous situez?). Bref, tous les éléments étaient réunis pour que le lapin jaune vous hurle au visage son enthousiasme d’avoir déniché une pure pépite de Tata Yoyo Metal…

 

Et pourtant, peau d'zob. Ou presque. Grève général de l’électrocardiogramme. Pas de flèche Métallico-cupidonesque décochée en plein cœur. Pas de lever de la grand-voile au fond des sous-vêtements. ‘y veut pas faire risette à Papa Lapin le vilain Düreforsög

 

Bah alors?

 

C’est qu’en fait d’hymnes de Fonke-Ta-Mère-core qui pousseraient à danser la Saga Africa avec Napalm Death et Infectious GroovesDüreforsög préfère jouer les zébulons retors, les ressorts distendus, les nécro-clowns s’étranglant lors d’une crise de hoquet. Pour décrire le registre pervers de ces zigotordus, on pourrait avancer que Knee donne l’aperçu de ce qui arriverait si Primus, Nuclear Rabbit et toute la clique des Ni, PoiL, Ultra Zook & co se faisaient enfermer dans une machine à laver Math-Death bloquée en mode essorage. Vous imaginez le tableau: tour à tour (et parfois simultanément!) loufoque, indigeste, déluré, revêche, bondissant, usant, bigarré, tourmenté, surexcité, clownesque, tressautant, gras, pétillant, écrasant, déstructuré, broussailleux, fébrile, déconnant…

 

Allo Maman Bobo!

 

D’habitude ce genre de ka-LSD-ïoscope musical réussit à convaincre par le truchement de refrains grandiosement filous et de retours fréquents dans les terres du groove qui move du boule. Sur Knee, tu parles… « Va mourir, fan de Pop! ». D’autant qu’outre le manque de mélodies moelleuses (ici l’accent est surtout mis sur la rythmique – c’est très Pork Soda tout ça!), le groupe entremêle étroitement les pitreries dodues à chant de toon avec les plus sombres accès du Death mid tempo, ainsi qu’avec des tortillonneries Math-noise qui révèlent en effet une filiation avec Melt-Banana. Du coup, au bout d’une vingtaine d’écoutes, on commence à y voir clair. Mais ce n’est pas pour autant que la déco alors révélée s'avère attirante. Trop de dissonances, de croche-pieds et d’exaltation bizarrement canalisée. On remarque bien quelques faux airs Carnival in Coalesques de temps à autres. On pense aux délires à la Gronibar lors de certains accès débilo-chaotiques où les éructations aiguës concurrencent le growl. On trouve un « Raticulous » un peu mieux ficelé. Un « There’s Something Inside My Knee » un peu plus catchy. Mais rien à faire, on n’a plus vraiment envie de se lancer dans la découverte de l’entière discographie (3 albums au total) de la formation. Alors que, pourtant, celle-ci a en apparence tous les atouts pour nous faire badaboumer le palpitant.

 

Arf, 'l'est déçu le cglaume... M'enfin au moins, pour le coup, on ne pourra plus dire que les lapins jaunes ont la queue qui frétille pavlovement dès qu’un groupe de Metal trublionne du popotin!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Sur Knee (Ni! Ni! Ni!), Düreforsög propose un mélange déconcertant de Metal barré (Mr Bungle + Primus + Ultra Zook + …), de Math-eries tourmentées et de Death lourdement sombre. De l’hystérie, du pouët, du growl: sur le papier cglaumien ça pourrait être l’orgie du youpi. Malheureusement l’expérience s’avère décevante, la faute à des compos aussi surexcitées que décousues. Snif.

photo de Cglaume
le 03/12/2017

Commentaires

Margoth

Margoth le 04/12/2017 à 20:03:20

Je te trouve sévère : ils ont tellement pensé à toi pourtant qu'ils en ont mis un lapin sur cette superbe pochette ! ;)

cglaume

cglaume le 04/12/2017 à 20:11:32

C'est vrai :) Comme quoi je ne me laisse pas facilement corrompre (... la prochaine fois qu'ils m'envoient du bon vin :D)

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