East of the wall - Farmer's almanac

Chronique CD album (40 minutes)

chronique East of the wall - Farmer's almanac
En octobre dernier, la chronique de Latitudes (ici) se concluait par le triste constat d'une scène qui piétinait dangereusement.

Et pourtant, comme l'amour, c'est quand on s'y attend le moins que l'on tombe sur LA bonne surprise, celle que l'on attendait plus, celle que l'on n'oublie pas et que l'on veut retrouver rapidement.
Cette surprise là se met dans une chaine hi-fi et va ravir tous les amoureux de la scène et même les autres. Un album facile d'accès, complet, in(c)lassable.

Un enthousiasme qui prendra dés la première écoute et qui saura perdurer pour les suivantes. Pelican avait déçu, vous parait ennuyeux ?
East of the Wall avec Farmer's Almanac bouscule tout ça. Les structures sont plus variables, les riffs tournent moins en boucle, et pourtant les mélodies demeurent accrocheuses. On découvre autant de finesse que d'agressivité : l'équilibre parfait.

Le CV des musiciens laissait déjà présager de bonnes choses. Composé d'anciens membres de The postman syndrome (ici), le groupe brasse divers styles pour proposer une musique oscillant entre post-rock et métal atmosphérique lorgnant sur des aspects Math-rock. Un melting pot aussi improbable qu'enchanteur.

Surprenant, incluant une trompette sur un fond mélodique et introductif "Unwanted guest I". Hypnotisant par la suite avec la boucle liminaire de la basse sur "Unwanted guest II", chaque instrument nous régale grâce aux musiciens épanchant leur personnalité.

Les guitares proposent un set à la limite du math-rock ("Swithblade knife"), proposant même des passages jazzys portés par la basse.
Sans plonger dans la complexité, les riffs sont fouillés, l'association des deux guitaristes est claire, si bien que les ambiances sont savamment construites et prenantes.
On ne trouve aucune structure simpliste, chaque morceau étant un périlleux exercice avec une constante recherche d'innovation. Tout cela se traduit par exemple avec la présence d'un solo sur "Clowning achievement" aux accents décadents.

Pendant 40 minutes s'enchainent les passages atmosphériques suivis de moments agressifs voire brutaux. Surprenants, ne se reposant jamais sur une rythmique, on découvre des bijoux tels que "Century of excellence", qui s'achève dans un fracas intense.

On profite alors d'un jeu de batterie puissant durant tout l'album. Le jeu très âpre (y compris dans les passages calmes) accentue la vivacité de chaque titre. La présence de la double pédale en syncopé et intelligemment distillée au sein des titres l'est également.
Un jeu quelque peu à l'image d'une fin un peu sèche, voire frustrante...

East of the wall emprunte ici des chemins sinueux, mais aussi divers et variés. A la fois contemporain, novateur et rappelant pourtant ce que le math rock des 90's a fait de mieux, on se laisse alors transporter à chaque seconde. L'émotion est omniprésente, autant d'ingrédients qui font clairement de ce Farmer's Almanac un des albums de l'année...


photo de Tookie
le 02/12/2008

5 COMMENTAIRES

Tookie

Tookie le 02/12/2008 à 12:01:57

A noter que cet album est assez différent du premier ep chroniqué par Pidji que je remercie pour la découverte et un historique complet de ce groupe ;)

Pidji

Pidji le 02/12/2008 à 12:19:05

Héhé, aucun souci... C'est vrai qu'il est différent. Et encore meilleur !

Midnight

Midnight le 03/12/2008 à 21:08:32

M'enfin bon Pelican est un peu l'un des must have en la matière, cette chose là en est loin...

Pidji

Pidji le 03/12/2008 à 21:45:44

Pas du tout d'accord, Pelican n'a pas prouvé grand chose sur ses derniers albums, alors que celui-ci regorge de plans tous aussi bons les uns que les autres.

mat(taw)

mat(taw) le 03/12/2008 à 23:21:25

ah si ils ont démontré quelque chose Pelican, surtout avec "City of Echoes"; qu'ils étaient en bout de course et qu'ils ont perdu leurs tripes.

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anonyme


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