Edible Woman - Nation

Edible Woman - "Nation"
chronique Edible Woman - Nation

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Après m'être amusé avec la pochette, je me suis bien poilé sur le clip

Moins avec la musique.
Sans les visuels du groupe on pige vite l'idée : y'a de quoi tourner bourrique avec les sonorités du groupe.

Dans un genre qui mêle le rock à la Deus, avec des traces de Slint dedans et une jovialité à faire passer Joy division pour un groupe de grind comique, Edible woman est amateur de mélodies fuyantes, d'ambiances menaçantes et clairement instables.

 

Et...

 

Je viens de te résumer un album carrément insaisissable, parfois malsain, dur, psychédélique mêlé à des passages d'une étrange légèreté, parfois même envoûtants.

Sa complexité n'est pas le fruit d'une technique folle, une fois les instruments entre les mains des ritals : c'est le résultat d'esprits tourmentés qui jouent aussi bien du piano/clavier que des cuivres, des cordes, de la guitare, batterie etc.
Ce goubli-boulga perturbant qui s'intéresse à la mélodie est aussi un voyage alambiqué dont la voix avec une légère reverb', les chuchotements ("Nation") et soubresauts hurlants se fait le symbole.

Avec "The psychic surgery" et "Hate supreme" ("Call of the west" ainsi que la basse / guitare de "Cancer") on pense à une version hyper-light de McLusky ou The eighties B-line matchbox disaster
Mais, comme leurs compatriotes d'Action dead mouse, les Edible woman sont insaisissables et renversent tout avec un piano ou des cuivres ("Money for gold").

"Nation" est le genre de disque qui ne laisse pas de sentiment mitigé : on l'aime ou on le déteste, mais qui interroge aussi. Une curiosité qui mérite plus de temps et d'écoutes que de mots.

photo de Tookie
le 08/10/2016

1 COMMENTAIRE

Xuaterc

Xuaterc le 08/10/2016 à 12:34:55

Je me suis également poilé en matant le clip, et musicalement, c'est plutôt ma came

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