Einherjer - Dragons of the North XX

Einherjer - "Dragons of the North XX"
chronique Einherjer - Dragons of the North XX

Seconde partie des années 1990, l'Europe subit sa seconde vague d'invasion viking, des siècles après celle de l'époque médiévale. En majorité en provenance de Scandinavie, de nombreux groupes, plus ou moins affiliés à la scène BM, se font fort de faire revivre l'héritage guerrier de leurs ancêtres, concept, il est vrai, qui se marie bien avec la musique pratiquée: Bathory et sa mythique trilogie, Enslaved et Eld... , le flot ne s'est pas tari depuis. Parmi ces précurseurs, on avait les norvégiens d'Einherjer, formé en 1993, et qui en 1996, nous offrent leur premier album, Dragons Of The North. Avec un tel nom de groupe, d'album, une telle pochette, et des titres de chansons sans équivoque, aucun doute n'est permis concernant les intentions du combo. Ce dernier publiera en suivi un E.-P., Far Far North, avec le "tube" éponyme, qui l'amènera à écumes les routes européennes avec les (à l'époque) ultra médiatiques Cradle Of Filth, et leurs compatriotes de Old Man's Chlid. Par la suite, malgré une série d'albums costauds, le groupe n'arrivera pas à réellement s'imposer, la faute certainement à des labels pas forcément au top et des problèmes de line-up, qui s'articule principalement autour de la personnalité de Frode Glesnes. Mais sa longévité et sa présence lors de nombreux festivals, en font un acteur sur lequel on peut toujours compter, à la réputation des plus solide.



Aujourd'hui, vingt ans après sa sortie originelle, Einherjer a choisi de réenregistrer son premier opus avec ses musiciens actuels, afin de faire bénéficier aux titres d'une production moins faiblarde et d'une meilleure maîtrise instrumentale. Rendez-vous a été pris au Studio Borealis pour coucher sur bandes ce que l'on peut voir comme un hommages à ses premières heures. Au passage, Dragons Of The North y a gagné une courte outro instrumentale. En deux décennies, la voie maritime empruntée par le drakkar Einherjer a été naviguée ad nauseam par des hordes de combos. De ce fait, en 2016, on a le sentiment d'avoir entendu ces huit titres des centaines de fois. Mais, malgré cela, les compositions en elles-mêmes n'ont pas trop mal vieilli, certaines auraient pu même être composé il y a peu que cela ne serait pas choquant. L'interprétation a gagné en assurance, en particulier au niveau des guitares lead et des vocaux. Certains regretteront toujours Nidhogg, chanteur de l'époque, remplacé derrière le micro par Frode Glesnes. Ce dernier délivre cependant une prestation sans failles et à certains moment, surtout en chant clair, on peut penser à son prédécesseur.



Si vous n'avez jamais jeté d'oreille sur l'album d'origine, la première livraison des norvégiens est un viking metal, depuis devenu de facture classique, mid-tempo, très influencé par le power metal. Des rythmiques puissantes servent de support à des guitares souvent mélodiques et épiques (parfois acoustiques) et des refrains aisément mémorisables, l'ensemble parfait pour illustrer les épopée des guerriers scandinaves. Tout cela est réalisé avec classe, ce qui évite, encore aujourd'hui, à l'album de se vautrer dans facilité à laquelle de nombreuses formation n'échapperont pas. L'avantage des précurseurs peut-être. Toujours est-il que ce réenregistrement, loin d'être anecdotique, permet de reprendre la mesure de la qualité des compo, vieilles de vingt ans, qui tirent un plein avantage du lifting proposé par Einherjer. Les mois à venir, et plusieurs écoutes viendront, je pense, confirmer que cette version surpasse la première.


photo de Xuaterc
le 29/11/2016

1 COMMENTAIRE

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 29/11/2016 à 20:26:50

Bon, y'a eu deux vagues d'invasions vikings (Fin VIIIème siècle- 930 avec trois phases internes à cette première période et 980-1030). Donc là c'est la troisième dont tu parles mais je chipote... :)

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