Entrails - Rise Of The Reaper

Chronique CD album

chronique Entrails - Rise Of The Reaper

Si la routine du Swedeath avait un blaze, ce serait Entrails.

Peu importe ainsi les menus changements de line up et de poste de Pontus, désormais à la basse et au chant.

On va examiner la cata, là.

 

On croit d'abord rêver avec cette intro au clavier digne d'un slasher made in 80's et on se dit qu'on va bien rigoler au moins, à la vue de la pochette bien moche.

Et bien non, on ne sourit même pas quand déboule "For Hell" à la vague énergie rockenwall. Ouais, le ptit lead mélo est mimi, un peu comme la peluche licorne de votre nièce. Et merde, la vérité éclate soudain dans nos oreilles engourdies et on se dit qu'on écoute du Swedeath là.

Normalement.

 

Nanti d'une prod ou la batterie sonne en carton et la basse gomme presque la guitare baveuse (mixage de Swanö totalement à côté de la plaque), "Rise of The Reaper" fait l'effet d'un pétard mouillé coupé à la paraffine. 

Oui, ça veut faire méchant mais les compos gravitent toutes autour de la vivacité d'un pogo en maison de retraite. Ce n'est pas que l'album ne comporte pas d'idées mais elles sont toutes mauvaises, à l'instar du break de "The Pyre" plus pataud qu'un mammouth lépreux dansant sur des moignons de pattes.

Avec le particulièrement pénible "In The Shape Of The Dead", on aborde vraiment un chemin de croix musical qui va encore durer huit morceaux. Car l'album est long, avec des plages construites presque toutes sur le même schéma : on se dandine un peu au début, on pond un break qui ralentit encore le bouzin avec un solo ou deux sans intérêt et après on grogne vaguement, histoire de faire croire qu'on a encore des chicots.

"Destination Death" nous sort vaguement de notre sieste post-choucroute et puis en fait, non. A cause du répétitif break saucisse-pinard tout naze. Bon y'a "Crawl Of Guts" dans lequel beaucoup verront une vague fibre keuponne conjugué en D-Beat et "Evils Of the Night", cliché mais bien troussé. Oui mais alors, ça fait peu, là.

 

En fait Entrails, c'est comme l'Âge de Glace:

en apparence, ça se veut redoutable, comme Diego,

mais c'est lourdaud comme Manny

et con comme Sid.

photo de Crom-Cruach
le 08/11/2019

3 COMMENTAIRES

Seisachtheion

Seisachtheion le 08/11/2019 à 10:20:54

C'est clair ! La pochette est bien bien dégueu !

cglaume

cglaume le 08/11/2019 à 10:29:20

C'est gentil de t'être chargé de celui-ci :)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 08/11/2019 à 11:12:05

Merci du cadeau ! :)

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