Ereb Altor - Ulfven

Ereb Altor - "Ulfven"
chronique Ereb Altor - Ulfven

Bon Ereb Altor, ça me gonflait avant. Mais ça, c'était avant.

Je trouvais le groupe trop lent, trop mélodique et le chant clair insupportable. Le Pagan Doom de By Honour m'insupportait donc.

Pendant neuf ans, les recettes des Suédois n'ont fait qu'acquérir un système pileux de plus en plus développé, apparemment. Ulfven m'a donc presque immédiatement séduit.

La première plage, comme son nom l’indique, est composée de vers tirés de la Völuspá, les versets 50 à 54 précisément et qui causent du Ragnarök. La Völuspá est le poème d'un scalde anonyme écrit en vieux norrois et composé aux alentours du Xème siècle. Ces vers racontent le monologue d'une géante présentant ses visions à Odin. Elle dépeint ainsi le passé, le présent et la fin des temps, toute la cosmogonie, en fait, des anciens scandinaves.

Voilà pour la crédibilité du propos niveau Black Viking. C'est pas de la gnognotte donc.

 

Mes allégations péjoratives et passées sur la lenteur du propos disparaissent dès "En Synd Svart Som". Son intro débute ainsi tout en nerf et se poursuit par des moments d'accalmie et de rage. Forcément on pense aux deux Nordland de Bathory. Le groupe culte marque son territoire sur tout l'album.

Le troisième titre, guerrier à souhait et dont l'approche n'est pas sans rappeler un vieux Enslaved (alternance de différents vocaux) termine d'enterrer ma mauvaise foi païenne naturelle avec ses riffs puissants et Epic As Héroïque.

Où va s'arrêter le crescendo d'un album qui d’ores et déjà se place au dessus du panier de pagnes ? Pas avec un "The Rite Of Kraka", en tout cas, apocalyptique en mode BM majeur. Vas-y prends donc une grosse hache à deux mains en pleine mouille. Ereb Altor a aussi l'art de composer des mélodies qui rentrent immédiatement dans la caboche et qui se fredonne même dans son sommeil ("Ulfven") :

« Tu fais quoi ?

- Ben je dormais...

- Non tu chantais et mal en plus ! »

 

Concernant mes imputations désobligeantes sur le gazouillis roulito, on efface également l'ardoise et on reboote son propos.

« Oh un gars qui chante » m'a glissée ma chérie...

Désolé pour les fans de Quorthon mais Mats livre une performance en tout point supérieure à celles du maître qui étaient parfois pas bien justes en mode clair.

Sans en faire de trop, le gazier communique suffisamment d'émotions pour tempérer les quelques passages plein de bruit et de fureur de l'album.

 

Les Suédois portent les traditions des anciens scandinaves gravées dans leur peau et les chantent depuis presque quinze ans maintenant.

Ulfven a pulvérisé mes réticences en une écoute.

Y'a qu'un Viking chrétien qui ne change pas d'avis.

photo de Crom-Cruach
le 27/10/2017

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