Everrise - After the eclipse

Everrise - "After the eclipse"
chronique Everrise - After the eclipse

Il paraît que pour être booké, il ne faut pas spécialement avoir de bonnes chroniques : il faut juste en avoir beaucoup. Les groupes bombardent donc les webzines de mails génériques en espérant un article, même mal torché, qui viendra alourdir un dossier de presse dont les chances de lecture se rapprochent du néant.

CoreandCO est donc fier de participer à ce système stupide et injuste en se penchant sur EverRise.
On va la faire courte parce qu'il est inutile de se casser le cul à gratter avec tout son talent sur un groupe qui ne remplira jamais les stades...sauf si on souhaite te rendre service à TOI. 
Oui, TOI qui lis cette chronique de bout en bout.
Peut-être pas toi maman, ma fidèle lectrice. Ni toi, l'ex du lycée qui lit encore mes textes afin de garder un petit lien, même distant, avec moi. Ni toi mon copain chômeur qui n'a plus de sopalin mais qui a du temps à perdre et une connexion internet stable.

Non, EverRise c'est surtout pour toi, qui aimes le metal.


Un metal rafraîchissant qui ne brille absolument pas par son originalité.
Etrange oxymore que d'être aussi remarquable que banal, et pourtant, les Toulousains font les choses si sérieusement qu'ils apparaissent comme de sérieux dealers de bonheur.

Avec une prod dont la froideur laisse quelque peu insensible, bien qu'agréable pour sa clarté, la team EverRise s'est collée une étiquette de death un peu mélo qui tire ses influences sur l'école suédoise.
On peut certes noter un titre ou deux qui fait dans le ratatinage à l'américaine, mais c'est bien la scandinavie qui prédomine.
Pas ou peu de choses à dire dans ce contexte : ça joue bien, ça fait le job et on ne s'ennuie pas avec un groupe qui a parfaitement appris la leçon, joue comme un seul homme : aucun instrument ne tire la couverture vers lui, ni se dégage du collectif par une éventuelle exubérance tout en gérant bien le rythme sur 8 pistes.

S'il est un point sur lequel EverRise peut se distinguer c'est bien au niveau du chant. Dans la forme, rien de bien transcendant : deux voix, une plus claire, l'autre grasse et gutturale. Mais là encore, c'est très bien géré.
La paire de bollocks du groupe tient au fait qu'il mélange avec réussite les paroles en anglais avec quelques titres en français. La bascule se fait sans mal, sans perturber. Quant aux mots, sans être dignes d'un Nobel de littérature, ils sont plutôt bien choisis pour le genre et l'ambiance musicale.

 

Alors voilà, cette chronique n'apporte pas grand chose au dossier de presse d'EverRise tout comme le groupe n'apporte pas grand chose au metal. Mais dans tous les cas, c'est fait avec sérieux (bien que cet article ait été corrigé aux toilettes).

 

photo de Tookie
le 20/11/2018

1 COMMENTAIRE

cglaume

cglaume le 20/11/2018 à 11:13:29

Les WC, c'est là où tout (et tous) se finit :D

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