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Every Time I Die - "Low Teens"

Every Time I Die - "Low Teens"
chronique Every Time I Die - Low Teens
8,2/10 0

écouter "Glitches"

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CD album CD album (49:25)

 

Style musical : 

Hardcore/Metal/Stoner

 

Année : 

2016

 

Tracklist :

01. “Fear and Trembling”
02. “Glitches”
03. “C++ (Love Will Get You Killed)”
04. “Two Summers”
05. “Awful Lot”
06. “I Didn’t Want to Join Your Stupid Cult Anyway”
07. “It Remembers”
08. “Petal”
09. “The Coin Has a Say”
10. “Religion of Speed”
11. “Just as Real but Not As Brightly Lit”
12. “1977”
13. “Map Change”
14. “Skin Without Bones”
15. “Nothing Visible; Ocean Empty”

 

Label : 

Epitaph
Dans le même style :
Run Of Lava - Node

Urgence, intensité, violence, gros son, twist et nostalgie.

 

Après le cas Touché Amoré, c’est maintenant à Keith Buckley, le chanteur de Every Time I Die, de chercher la salvation en écrivant les paroles de ce qui deviendra ce Low Teens, face à des problèmes de santé de sa famille proche. « Life’s a bitch » est donc la constante ces temps ci. Chez les groupes d’Epitaph en tout cas.

 

Quoi qu’il en soit, Every Time I Die claque d’emblée et ouvre avec deux morceaux gonflés à bloc. En stock. Parce que ça ne s’arrêtera pas là Tintin. Oui c’est tout l’album durant qu’ils vont vous tabasser. Pratiquement. Ah ce qu’on les aime ces morceaux ultra frontaux, gorge coupée au couteau, des origines du hardcore version années 90 couleur métallisée. Rythmiques saccadées. Droit devant. ("Glitches") tu morfles, ("Two Summers") tu souris, puis, ensuite, tueries ("Skin Without Bones", "I Didn’t Want To Join Your Stupid Cult Anyway", "Petal", "Just As Real But Not As Brightly Lit" comme exemples). Ils tirent la corde, serrent le groove, jouent à alterner l’étouffoir et le souffle sur les braises.

 

Si certains de ces morceaux sont ultra typés hardcore 90’s du début à la fin, d’autres sont, à des degrés différents, teintés d’autres sonorités. Plein d’autres sonorités même. Jusqu’à ne plus rien avoir à voir. Jusqu’à se demander si on n’a pas « shuffelisé » son lecteur.

 

Je vous parlais du hardcore 90’s, de sa violence frontale, mais on retrouve aussi chez Every Time I Die, et à plusieurs reprises, des passages au chant clair, mélodique. Et quand ça vous tombe dans les oreilles c’est une chose qui détonne face à la hargne, l’urgence, et l’intensité de la prestation vocale sur les autres morceaux, ou passages, plus tendus. Parfois ça passe, comme sur l'excellent "The Coin Has A Say" (étouffoir puis bouffée d’air), parfois moins. Notamment sur "Map Change", même si très énervé, avec son refrain pop-punk rock / MTV friendly, et son chant pas loin d’être mièvre en sortie.

 

Ils tapent tous les hardcores, mais ils taquineront aussi le gros metal, avec de passages heavy et plombés à la double pédale, ou avec l’intro de "1977" presque « Slayerienne ». Tout comme le néo avec le riff d’ouverture de "Nothing Visible; Ocean Empty".

 

On appréciera quand ils ne se baseront pas que sur la puissance pour, à la place, invoquer la dissonance de riffs malins qui ne sont pas sans rappeler Botch et la vague hardcore dite « chaotic » (l’intro de "Fear and Trembling" et à quelques autres moments). On en aurait d’ailleurs apprécié davantage.

 

"Two Summers" lui, dès la quatrième piste, calme la tempête d’un inattendu - au regard de la sauvagerie d’ouverture - rock stoner, assez basique. Sympa certes, mais... Ils ont dans leur passé porté une approche « southern rock ». Étrange rebondissement - nostalgique ? - dans le disque, et pas forcément des plus éblouissant, porté par un chant clair mélodique (déjà ? Sniff…), pour un ensemble tout assez commun. Dans le même style, stoner-rock, "It Remembers", placé plus loin de l’album, et avec Brendan Urie de Panic! at the Disco en seconde voix, aura lui un groove plus convainquant.

 

A l’écoute de cet ensemble, qui part - encore - donc dans plusieurs directions, on se dit que pour plusieurs d’entre elles c’est « entendable », notamment la variation des différentes approches du hardcore, pour d’autres, on n’est pas forcément habitué à ce qu’elles se côtoient sur un même album. Ça reste leur spécialité. Mais face à ça je reste avec l’idée qu'à nouveau, avec Low Teens,  ils nous offrent une nouvelle version de leur « Use Your Illusion ». L’impression d’un remplissage jusqu’à la gueule de titres à vous claquer le beigneur avec d’autres qu’on écoute en attendant la suite, espérant se reprendre une nouvelle baffe.

C’est sévère hein de placer du G’N’R dans une chro de Every Time I Die ! Après Vision Of Disorder et Turmoil je n’aime pas me passer du Vista Chino ou du Valley Of The Sun, c’est tout. On ne peut pas être ultra vénère et stoned à la fois. C’est une règle de vie. Et il faut des règles dans la vie.

À vous de choisir la vôtre.

photo de R.Savary
le 10/11/2016

Note des commentateurs : 8/10 (sur 1 votes)

Commentaires

pidji

Sa note : 8/10

pidji le 10/11/2016 à 09:12:56

Excellent retour des ETID, franchement.

Foo Gazi

Foo Gazi le 10/11/2016 à 11:45:58

IP : 193.56.242.43

Peut-être moins compact et un brin moins virulent que ses prédécesseurs mais aussi plus varié! Rien à jeter pour moi dans ce disque où tout se tient parfaitement. Peut-être deux ou trois morceaux un peu en deçà mais la majorité est tellement rejouissante! Low Teens est un album vraiment mortel, un monstre de séduction qui vous enivre encore longtemps après vous avoir piqué!

pidji

pidji le 10/11/2016 à 12:16:42

+1 pour toi Foo Gazi !

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 10/11/2016 à 12:58:38

Et ! Pas mal vot'machin là...

Masstodonte

Masstodonte le 10/11/2016 à 18:57:15

IP : 90.80.87.49

EXCELLENT mais...
Album maelström comme d'habitude combinant l'accélération de rock stoner survitaminé et le déferlement de hardcore botchien, c'est signé Every Time I Die, reconnaissable entre mille... avec quelques variations...
des morceaux comme toujours qui attaquent pied au plancher, tabassent et t'éclatent les gencives "Glitches" "Just as Real but Not As Brightly Lit” "1977" pour ne citer qu'eux...

et puis certains morceaux, alternance plus poussive... "Two summers", "It Remembers" "Map Change" cités dans la chronique ...au chant limite plaintif ( pas captivant) plus easy listening.

Un tumulte tout de même rassasiant (15 morceaux) qui défouraille !

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 10/11/2016 à 20:00:53

Y'a que moi qui trouve un vague air de Pépé Koller au chant sur le morceau en écoute là ?

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