Ewigkeit - DISClose

Ewigkeit - "DISClose"
chronique Ewigkeit - DISClose

Certaines choses ne changent pas, le music business (peut-on faire deux termes plus antinomiques?) reste un nid à emmerdes et une fois de plus, il n'a pas épargné James Fogarty pour la sortie de ce nouvel opus d'Ewigkeit, le troisième (plus un réenregistrement) depuis la sortie de cryogénisation du projet. Je vous passe les détails mais l'arrivée dans ma boîte courriels de DISClose n'a pas été une chose facile. Une fois de plus, le musicien anglais a fait appel aux services de Frédéric Gervais du Studio Henosis pour le mastering. Cela devient une constante, la mise en son est impeccable et sied parfaitement au Metal Extrême mid-tempo d'Ewigkeit, encore plus naturelle que sur les albums précédents.

 

C'est maintenant clair, In The Woods... permet à Mr Fog d'exprimer ses penchants mélancoliques et mélodiques alors qu'avec Ewigkeit, il laisse libre cours à sa passion pour le Black Metal norvégien des années 1990.

 

Contrairement à Cosmic Man sorti en 2017 (qui contenait quasi exclusivement que du chant clair), les vocaux présents sur DISClose sont majoritairement typés BM. Les traces de la période Radio Ixtlan et Conspiritus ont quasiment totalement disparu (un peu sur "Guardians Of The High Frontier" tout de même): plus de claviers psychédéliques, de mélodies 70's, l'influence Hawkwind est complètement gommée. L'album est plus proche de Battle Furies, un Black Metal à l'anglaise, symphonique et épique, largement plus crédible qu'un Bal-Sagoth par exemple. Le tempo s'emballe rarement, Ewigkeit préfère la mise en place d'atmosphères stellaires, via des rythmiques lourdes, rappelant parfois le Heavy Metal, voire le Doom.

 

Commençant à bien connaître le personnage et son œuvre, je ne suis pas surpris de le voir aborder ici des thématiques liées à l'ufologie et au conspirationnisme, des sujets qui sont chers à James Fogarty depuis un paquet d'années, on ne peut pas lui reprocher de sombrer dans quelque effet de mode. Par exemple, l'année 1947, qui donne son titre au morceau d'ouverture, correspond à la date du début du Project Sign, premier programme américain consacré à une potentielle vie extraterrestre.

 

En tirant profit de sa longue et féconde carrière, Ewigkeit, tout en n'oubliant pas d'insuffler à sa musique une part non négligeable de modernité (on ne peut pas lui reprocher de vivre sur son passé), nous livre ici ce qui est certainement son œuvre la plus complète et la plus intéressante.

photo de Xuaterc
le 19/03/2019

2 COMMENTAIRES

pidji

pidji le 19/03/2019 à 11:08:28

Par contre, on en parle de cette pochette ? Beurk ! haha

Seisachtheion

Seisachtheion le 19/03/2019 à 11:11:53

Bien dégueu, en effet :p

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