Extremity - Extremely Fucking Dead

Extremity - "Extremely Fucking Dead"
Extremity - Extremely Fucking Dead (chronique)

Avec un sample d'intro sortie de Pet Semetery (la meilleure adaptation du King ever avec The Mist, The Shining étant « juste » une géniale trahison), on se dit que cette première giclée d'Extremity ne va pas faire rigoler la dingue au daron.

La cover made in Géricault (Têtes Coupées, 1818) ne fait pas dans la galéjade de comptoir, aussi.

Ensuite, le pedigree des deux gars et des deux minettes ne prête pas au mousseux dégueu d'anniversaire gerbeu. Pensez donc, Vastum, Agalloch, Cretin, Femacoffin, Repulsion, c'est pas du pipi de dromadaire. Qui est un chameau en fait et oui je vous l'apprends.

 

Un all star band ricain mixte, ça fait tout de même bander son poney mort non ? Faites pas votre moineau, là, niveau métaphore.

On cause Death. Ou on ne cause pas.

Incantation, Immolation, Obituary et Bolt-Thrower, ça vous parle alors ? Ou on ne parle pas.

Si les deux premiers groupes cités ont prouté dans la semoule cette année, et les Floridiens ont calé un skeud mignon mais sans plus, on va se consoler vite fait là.

 

Ce cinq titres nourris à l'ambiance de crypte déménage en effet son caveau familial, envoyant valdinguer les os de mémé dans les fleurs en plastoc. Véloce mais aussi judicieusement lourd où il faut dans les breaks, Extremity pond des refrains presque chantables dès "Crepuscular Crescendo". Les morceaux rentrent alors vite dans la caboche malgré une durée respectable.

Une durée qui permet au quatuor de faire quelques détours, brisant la monotonie qui pourrait s'installer, par trop de renforts fournis par le côté vieille école de méchant. Paske la Death Squad d'Extremity est bien plus badass que celle de Margot Robbie même si cette dernière, pour le ass,... bref.

Niveau purement vocal, il est plutôt difficile de distinguer le chant de la damoiselle (Marissa, enfin damoiselle, à l'origine non) de celui du damoiseau (Shelby) tellement les deux timbres sont gutturaux et complémentaires. Ils créent pourtant une certaine dynamique comme une course en fauteuil sous amphé dans un ehpad abandonné. "Bestial Destiny" sort aussi son thrash slayerien qu'il est bon alors on ne dit rien. On aligne seulement les qualités là. C'est positive attitude.

 

Ouais le oldskull est à la mode. Mais, quand c'est torché avec passion et une pincée d'identité, on saute dans le charnier sans se pincer le nez.

photo de Crom-Cruach
le 20/03/2018

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Tracklist

01 : Intro (Mortuus est Valde) (0’51)
02 : Crepuscular Crescendo (5’25)
03 : Bestial Destiny (4’54)
04 : Chalice of Pus (6’03)
05 : Fatal Immortality (3’54)
06 : Extremely fucking dead (5’44)

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