Famine Year - Lopun Alkua

Famine Year - "Lopun Alkua"
chronique Famine Year - Lopun Alkua

J'étais passé un peu à côté de ce 7 pouces , il y deux ans.

Pourtant avec Famine Year, il n'y pas besoin d'extension de garantie. C'est satisfait et satisfait. Les Finlandais demeurent en effet des gros méchants parmi les méchants.

 

Bien sûr, chaque morceau repose sur deux ou trois riffs pas plus. Mais envoyés à fond de chez à fond, ils font mouche à chaque fois. Oui bon, la mouche se retrouve avec un trou de balle comme une bouche de métro. Pauvre bête.

La basse galope, suit le maboule du D-Beat aux baguettes. Elle grogne, puissante, du fond de sa caverne comme l'ours réveillé de son hibernation. Un vieil ours couvert de cicatrices qui fait de vos oreilles son quatre heures pour protéger son territoire : celui du Crust.

 

Comme si cela ne vous paraissait assez carnassier ou agressif, le chant, viscéralement hurlé, ne peut que venir de la gorge d'un mec qui porte encore sa camisole. Heureusement il s'est débarrassé de son bâillon.

Et quand la machine s'emballe réellement à partir de "Lasikatto" (oui le début était baba cool), on flirte avec le grind.

Oh mais "Kuppi Nurin" semble receler un semblant de mélodie sur son lead récurrent. Mélodique comme Wolfbrigade qui aurait sniffer la salière de speed, en entier. Une mélodie très fugace et limitée me souffle-t-on à l'oreille, donc.

Ce sera pourtant la seule chance de trouver avec "Ristilläroikkuja", un crachouilla de tendresse bisounours. Un bisounours en quête perpétuelle de calories dans la taïga. Un morceau final où les chants barbares font dans l'excès.

 

Hop, vous crachez vos 32 dents en 16 minutes.

Soit deux dents à la minute.

Famine Year, c'est un peu comme le scorbut mais avec la rapidité contagieuse d'Ebola.

photo de Crom-Cruach
le 16/03/2017

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements