For Many Reasons - Time to play

For Many Reasons - "Time to play"
chronique For Many Reasons - Time to play

Deux anciens Destinity et un Benighted dans le même groupe. Voilà qui donne de sérieuses attentes à la lecture de la biographie des For many reasons.

Attentes qui ne sont pas déçues après les 49 grosses minutes de cet album. Faut dire que tout semble bien calculé pour nous faire passer un bon moment et que les protagonistes de Time to play ne sont pas des puceaux de la scène.

 

Un son moderne, géré par un danois. Des sonorités scandinaves quand on s'appuye sur un style dominé par les Illdisposed et Hypocrisy, c'est un peu copier les grands chefs. Bref vous l'avez compris : les français ont l'intention de faire de For many reasons le leader national d'une scène dominée par le Grand Nord.

Et pour cela le groupe a bien travaillé et a affiné son death metal mélo tout en conservant la puissance originelle du style.

 

Ça se traduit simplement par un chant très lourd, un peu trop linéaire sur la longueur. Le genre de défaut que l'on a presque envie de reprocher à chaque fois aux références sus-nommées. Mais rien de bien dramatique, le chanteur sachant s'effacer lorsqu'il le faut au profit d'un petit solo de guitare.

Rien de bien surprenant pour le genre, mais For many reasons soigne les détails et ses introductions ("Soul sold out").

Il y a l'énorme interlude : "One pound of flesh" durant lequel on sentirait presque le sol se dérober sous nos pieds pour nous mener droit dans l'antre de Satan (Ouais, rien que ça !).

Et même si les outros sont parfois dispensables, cette fois-ci "This is the end" a quelque chose de maléfique qui la justifie.

 

Entre ces courtes créations, des morceaux aux structures plutôt convenues sont là pour nous assommer. Et pour ça tout le monde y va en mettant le maximum de puissance : mention spéciale à la section rythmique qui tape lourdement. 

Gros refrains, excellentes mélodies, un peaufinage abouti : du bonheur en barre pour les fans du style.

Pas la peine d'en écrire des tonnes, de décortiquer chaque seconde : c'est une tuerie directe, brute, sûre.
"Un album Nutella" : on sait à quoi s'attendre, mais c'est toujours aussi bon qu'on peut en acheter des palettes les yeux fermés.

photo de Tookie
le 31/05/2012

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