Forest King - Lore Born

Forest King - "Lore Born"
chronique Forest King - Lore Born

Dans l'imagerie populaire, les vikings (avec une minuscule car c'est un métier, ça vous viendrait à l'idée de mettre une majuscule à gynécologue vous ?) ne sont pas des fins.

Les Américains de Forest King l'ont bien pigé. Car, venant de groupes délicats comme Splatterhouse, (les autres n'ayant aucun intérêt), Forest King pond son premier album et il force le respect. Il force un peu tout en fait : la porte de ta maison, la serrure de ton coffre et ta femme aussi.

 

Le Viking Metal (avec des majuscules là car c'est moi le Jarl) ne souffre pas de demi-mesure pour éviter de tomber dans le folk prout-prout parfaitement insupportables sorti des grosses juments du genre (Citons Skyclad, les inventeurs du genre, pour les newbies en pagne).

 

On n'est donc pas là, avec Forest King, pour jouer de la trompette et agiter des drapeaux. Mais pour sortir le gros gros Thrash de bourrin. Le Draugr sur la pochette nous prévient d'entrée: Beware of the Night Thrash.

Oui le Carnyx, c'est gaulois et on s'en fout de l'historicité quand on entend le tribalo- belliqueux "Ond". A grands renforts de tambours de guerre, de chœurs ampoulés, l'intro nous fait pousser les poils sur le poitrail en mode cavaliers du Rohan chargeant cette saloperie de sous-race que sont les Orcs. Qui a dit que Tolkien était raciste ? Pas moi.

 

Les mecs ont fait du Black et du Death alors pensez-vous, niveau rapidité du riffing, on frise la tendinite. Niveau solo, c'est aussi que du bonheur. Manowarien oserai-je. Sous amphétamines. On fait du Metal ou bien ?

Quadruple frappe vicelarde de double blast en extension pointée sur l'occiput, le batteur prend bien sa place et pose des hymnes rythmiques à la barbarie alcoolisée. J'ai écouter l'album à jeun. Et il passe bien mieux avec deux binouzes à 9 degrés dans le cornet.

Le truc avec Forest King, c'est que les mecs se font plaisir et nous font plaisir, aussi donc, en bourrinant avec la puanteur d'une autre sous-race ("Troll Stench") ou en plagiant le côté mélo d'Amon Amarth sur "Sacred Mead". Mais en moins chiant. Y'a bien aussi deux ou trois sing-alongs en mode Tôôôvornier !!!!!!!!!!!!!!!! Un dâârnier pour leuh route... Mais Forest King n'en abuse pas et les limite au premier morceau et à "Roots Rise", pour attirer le mérou. Le mari de la morue.

On croit également que sur "Winter Within", on va avoir droit au morceau ambiancé syndical qui te plombe l'album plus sûrement qu'une page de pub dans un épisode de l'Agence Tous Risques mais Forest King se fait toujours guérillero du fond du bistro.

 

Frontal comme les huskarls du roi Cnut, Forest King bûcheronne sans faire attention à la faune et le flore du sous-bois.

Ecolo oui mais épicolo surtout.

photo de Crom-Cruach
le 11/06/2018

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