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Fractal Universe - "Engram of Decline"

Fractal Universe - "Engram of Decline"
chronique Fractal Universe - Engram of Decline
8/10 0

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CD album CD album (59:39)

 

Style musical : 

Death Progressivo-technique

 

Année : 

2017

 

Tracklist :

01. Premiss to Reality
02. Sons of Ignorance
03. Scar Legacy of Hatred
04. Parricidal Ghosts
05. Venomous Coils of a Holy Fallacy
06. Backworldsmen
07. A Name to Deny
08. Narcissistic Loop
09. Decline
10. Collective Engram

 

Label : 

Kolony Records
Dans le même style :
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Ça tricote dur et alambiqué, ces temps-ci, dans la grande famille du Death français! Entre Carcariass qui se rappelle à notre bon souvenir du haut des planches à Clisson City, Gorod qui ne relâche pas la pression avec un EP plus Thrash qu’à l’accoutumée, et Exocrine dont on vous reparle très bientôt, on ne pourra pas dire que le Metal de la mort gaulois ne se joue qu’avec des moufles et des sabots! Et parmi les forces vives de la nation qui growle dans la dentelle, c’est à présent Fractal Universe qui ressort de sa tanière nancéenne, 2 ans après avoir soutenu avec brio la soutenance Boundaries of Reality devant un jury coreandcoïen conquis.

 

Après ce 4 titres de Death Technico-Progressif qui avait soulevé sourcils et commissures de lèvres, on pouvait logiquement attendre un premier album étincelant, plein de guitares qui gazouillent expertement, d’ambiances sophistiquées et de gros biscotos qui écrasent les trognes à la cadence du tricératops au galop. Et nom d’un gnou-garou: on n’est nullement déçu à l’écoute de ce Engram of Decline largement à la hauteur de nos espérances! Pour ceux que le qualificatif « progressif » fait bicher, sachez que Fractal Universe garde un goût prononcé pour les morceaux à tiroir & à rallonge, les ambiances sophistiquées et les hors-sujets juteux (bribes de saxo sur 2 titres, piano par-ci, orchestrations par-là, excellente parenthèse World’n’percus aux 2 tiers de « Venomous Coils of a Holy Fallacy »). Par ailleurs les références trop évidentes aux barons du genre ont disparu, à l’exception de quelques mouvements twin technico-mélodico-groovy qui rappellent forcément Gorod. On remarquera par contre des détours plus fréquents en terres « 2.0 », via des saccades et des rythmiques plombées qui renvoient à la scène « Modern Death ». Ainsi le groove joyeusement pachydermique du début de « Sons of Ignorance », tout comme les tortillons move-ya-booty de la fin de «Narcissistic Loop » rappellent Trepalium. Plus évident encore, c’est clairement Gojira que l’on devine derrière la lourdeur sismique et les aérations de « Decline », derrière le mouvement de balancier nonchalamment cétacé de « Collective Engram », ou encore sur le refrain de « A Name To Deny ».

 

De ce bouillonnement rythmique, de ce foisonnement d’idées et de ces floraisons guitaristiques naissent 10 titres, dont pas un ne mérite d’être sanctionné par un coup de zapette. Car même « Scar Legacy of Hatred » – qui donne peut-être un peu trop dans le rebrousse-poil – abrite un riff mid-tempo écrasant qui compte parmi les plus sexy de l’album (à 0:57). Car même « Parricidal Ghosts » – dont la viscosité occasionnelle fait perdre en limpidité – offre un looping gorodivin à 1:29. Chaque morceau vous place un cocktail pétillant en main avant de vous balancer dans un flipper géant possédant chacun sa couleur propre – « Narcissistic Loop » se voulant plus Groove’n’Thrash, « Venomous Coils of a Holy Fallacy » offrant un long crescendo, « Decline » faisant dans l’hyper-pesanteur, etc.

 

Alors peut-être le recours un peu trop fréquent de Vince au registre "confessions & murmures" pourra vous sembler à la longue un gimmick un peu lourdingue. Peut-être vous direz vous que « A Name To Deny » aurait pu être raccourci un brin. Mais avec les torgnoles que vous vous prendrez sur « Sons of Ignorance », « Collective Engram », ainsi que sur tous ces petits climax répartis régulièrement tout au long de cette délicieuse heure, croyez-moi que vous ne la ramènerez pas plus que ça. Car sortir dès son premier album un opus de la trempe d’Engram of Decline, c’est la classe. La TRES grosse classe. Et pas celle de Fabrice hein…

 

 

PS:  on a beau ne pas faire à proprement parler du journalisme, on se doit quand même de vous livrer quelques infos factuelles en plus:

1. l'album développe un concept basé sur Ainsi Parlait Zarathoustra de Nietzsche

2. Jorgen Munkeby de Shining et Michael Keene de The Faceless balancent chacun un petit solo 

3. à présent l'article est vraiment fini... Ou presque. Reste le résumé-digestif au niveau du bloc "La chronique, version courte". On s'y donne rendez-vous!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: l’EP Boundaries of Reality nous avait fait nous demander « Tiens, on ne tiendrait pas là un futur grand du Death technique gaulois? ». Deux ans après, Engram of Decline apporte une réponse sans appel: « Putain mais OUI! ». Grosse claque technico-progressive que ce 1er album de Fractal Universe!

photo de Cglaume
le 03/08/2017

Note des commentateurs : 9/10 (sur 1 votes)

Commentaires

EgoFandango

Sa note : 9/10

EgoFandango le 10/08/2017 à 09:30:52

Faire de la musique aussi classe mais avec une pochette d'album digne d'un tube de André Bezu ...

cglaume

cglaume le 10/08/2017 à 21:39:42

Haha, tu la trouves aussi naze ? Ça ne me choque pas plus que ça...

EgoFandango

EgoFandango le 17/08/2017 à 11:50:52

Pourquoi naze ? je suis peut être un grand fan de Bezu ! Elle attire pas l’œil l'envie en fait.

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