Fukpig - Bastards

Fukpig - "Bastards"
Fukpig - Bastards (chronique)

Aidés de trois Useless Cunts en renfort (arf), ces gros tarés de Wilkins et Kenney (Anaal Nathrakh) remettent une véritable quatrième couche à leur discographie nihiliste après un réenregistrement sans intérêt, il y a 4 ans, de leur glaviot Spewings From A Selfish Nation.

Je précise, avant de poursuivre, que je suis un gros fan décérébré de Fukpig. Et que je ne supporte, à l'heure de la rédaction de cette chronique, absolument aucune contradiction d'aucune sorte.

 

Crasse, bête, insupportable, déglingué, grossier, torse, leur musique arrive toujours à point nommé, chez moi, dans ma caboche.

 

Pour m'éviter un pétage de plomb irrémédiable (de ceux qui font les émissions crapoteuses de Morandini), Bastards ne dérogera pas à la règle.

 

Un album salvateur vous dis-je.

 

Pourtant Fukpig a grandement éclairci ses glaires en débroussaillant la prod habituellement vraiment bordélique pour la rendre simplement dégueulasse. La faute aux vrais instruments, finalement. 

Le chant double est ainsi mis en « valeur » dans toute sa démesure haineuse nous permettant de saisir les refrains martelés à l'envie. On se rend compte alors que morceau "Déteste "est braillé en français.

Bonjour pour piger un broke du truc en plus, cependant. Seule exception au relatif ménage vocal, le titre "The Bleakest Toll" total punk destroy où les vocaux retrouvent quelque peu leur poésie d'antan. Le british et bruitiste Paul Catten pousse aussi la chansonnette sur la troisième plage dont le titre révélera toute la retenue sous-jacente du morceau. Sursaturant tout de même l'ensemble, faut pas rigoler, la basse de Useless Cunt 1 nous pousse à patauger dans le jus d'abattoir.

On se dit alors qu'avec l'intro du morceau éponyme de l'album, un peu de retenue sera de mise. Mais le chant dégoulinant de mauvaises ondes nous remet le nez dans notre monde. En brisant la sacro-sainte rapidité de la horde sur la fin.

Restaurant les claviers fantômes habituels du combo et balançant un gros rot de bon beauf, "The Altar Of Austerity" évoque évidemment les salopards nous imposant la mendicité par leur duplicité: Macron, May, Merkel,… elle est longue la liste.

Car le propos de Fukpig est hautement politique.

Vulgaire certes mais subversif. En témoigne encore "Last Brexit To Nowhere", se moquant des con-patriotes ayant fait leur caca nerveux en juin 2016.

 

Bon désolé : pour certains popeux de la rédac, le Punk c'est Youth Avoiders, mais pour votre dévoué et modeste serviteur, qui jamais ne sieg, c'est FUKPIG.

En une écoute, où vous serez totalement dedans ou complètement à côté.

Un peu comme sur les toilettes, à 4 grammes, en fin de soirée.

photo de Crom-Cruach
le 03/08/2018

2 COMMENTAIRES

Holocaust In My Head

Holocaust In My Head le 23/08/2018 à 07:29:31

Avant, c'était punk Fukpig, maintenant ils ont incorporé pleins de riffs black/death, je n'aime plus, pas grave, on trouvera d'autres groupes, ce n'est pas ce qui manque.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 23/08/2018 à 10:46:47

Bah niveau riffs y'a pas trop de différence depuis 10 ans. Fukpig c'est plus une ambiance misanthrope qui a disparu peu à peu d'Anaal Nathrakh depuis Eschaton.

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anonyme

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Tracklist

01. Dogshit hair
02. Lets make Britain hate again
03. Force fed fucking bullshit (Feat. Paul Catten)
04. Antisocial media
05. Bastards
06. The altar of austerity
07. Doctrines of the obsolete
08. Meathead
09. Déteste
10. Ruled by cunts
11. The bleakest toll
12. Last Brexit to nowhere

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