Gemini - The Last Night of Monsters

Chronique CD album (45)

chronique Gemini - The Last Night of Monsters

 

Nous y voilà ! Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs, aujourd’hui c’est philo ! Nous allons disserter un peu. Thème : Le Fond et La Forme. Juste le temps d’enfiler mon costume et de nouer ma cravate, c’est que nous n’avons « apparemment » pas à faire à n’importe qui.  

 

 

Préambule. Gemini est un groupe sino-français créé en au milieu de cette décennie. En 2006, ils publient leur premier album Personal Life en Chine. Ils bénéficient instantanément d’une forte popularité auprès du public pour leur mélange inédit ainsi qu’un intérêt particulier des médias et des professionnels. Gabryl moitié du duo n’est pas le premier venu, il a une expérience en France comme acteur et sa musique (en solo) est utilisée pour un clip promotionnel pour Didier Drogba. Le duo attire les médias français (Canal +, Le Figaro, …). Les marques comme Converse, Gucci, Lacoste, … succombent également.  Un livre (que je n’ai pas lu) est publié. Et de 2006 à 2010, des dates s’amoncellent. Lui aime le vin rouge et le fromage, Suna mange épicé et boit du lait. Johnny Depp et Fight Club ont leurs faveurs.

J’ajoute que leur pack promotionnel destiné à la presse est l’un des plus complet et attractif que j’ai eu la chance de lire. Voilà pour la Forme.

 

 

Le Fond. Je ne m’aventurerais pas du côté Core cher au webzine. Attardons-nous un peu du côté du Co. Je veux bien admettre qu’un large public et des médias qui soutiennent et entretiennent leurs opinions apprécient le groupe. Ça ne fait pas mal, première enseignement. Des mélodies ou introductions de morceaux apparaissent même agréables (un peu) à défaut d’être subtiles. L’apport rageur annoncé par le côté « Metal » est juste effleuré. J’allais vous écrire comme je le pense « tombe à plat » mais je ferais preuve de subjectivité confondante. Un souci, une gêne malgré tout me chagrine un peu – voyez comme ce moustique qui tournoie autour de vous alors que bien installé dans votre lit, vous aspirez au sommeil du juste. De justesse, justement,  il n’en est que peu question. Et ce à tous les étages ou presque. Les voix pour commencer – leur mariage est difficile- même exploitées par les meilleurs logiciels.  Deuxième enseignement. Les riffs que l’on croyait perdus chez H-Block ou Clawfinger font un retour remarqué à défaut d’être remarquables. Les mélodies, le fond de jeu du duo, leur patte. Passablement surannées, serinées, « seringuées »,  finissent tôt ou tard par montrer des signes de rejet parfois vomitifs ; cela dépend de la constitution de l’auditeur. Troisième enseignement.  La pertinence du propos ne m’est pas apparue des plus flagrante au contraire d’une impression de déjà entendu en 1992 du côté de l’Eurodance énervée, voyez. Quatrième enseignement. L’emballage est impeccable, recherché mais aussi bourrés de clichés, au point que cela en sonne un peu toc, cela ne donne pas envie d’y croire à leur monde. Leur prochain album abordera certainement un autre « univers dans l’ère du temps ». Cinquième enseignement. En plus d’être passéiste rien ne sonne « vrai ». S’ils touchent un millième de la population – 60 000 personnes en France- mais 1 million d’albums à vendre en Chine ; GEMINI a encore de beaux jours devant eux.

 

 

J’me remettrais bien un coup de Granit 665, tiens.

photo de Eric D-Toorop
le 06/01/2011

3 COMMENTAIRES

Gretschy

Gretschy le 06/01/2011 à 22:24:07

Album vendu avec ses croquettes !

mat(taw)

mat(taw) le 07/01/2011 à 13:41:28

ah nan, on me dit dans l'oreillette que le comité core&co ne valide pas cette blague

Gretschy

Gretschy le 07/01/2011 à 19:35:57

La pochette n'a aucun projet par contre !

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