Gohrgone - Finis Ixion

Gohrgone - "Finis Ixion"
chronique Gohrgone  - Finis Ixion

Avant même de sortir la moindre note, Gohrgone raconte déjà une histoire.
De par son patronyme, avec les célèbres Gorgones (tiens, ça c'est pour briller durant les repas de l'ambassadeur entre deux Ferrero Rocher) et grâce à sa pochette qui semble conter la fameuse (mais tout aussi légendaire) traversée du Styx, on comprend vite que la bande parisienne est branchée mythologie grecque. Cela vire carrément à l'évidence quand on lit le titre de l'album : Finis ixion (hop !) et au sens des paroles  (mais pour ça il faut croire le dossier de presse sur paroles vu qu'il n'y a pas de livret dans le CD [ça c'est tout nul]).

 

Une fois l'album lancé et l'introduction (qui grignote inutilement une piste) passée, on découvre surtout que ce groupe (qui a déjà un album à son actif) est bien à l'aise avec le death-metal.
Rien de bien surprenant quand on est signé chez Great Dane records. 

On découvre aussi un groupe qui, s'il ne chante pas avec clarté ses écrits, sait parfaitement coller une ambiance sur ses mots.
La grande qualité de Gohrgone est également sa capacité à faire un album varié avec des ambiances parlantes et marquantes.
Au-delà de l'intro qui plonge l'auditeur dans le fleuve souterrain du Styx, c'est tantôt la violence, tantôt la lourdeur (et parfois les deux) de la traversée qui écrase le spectateur auditif.

Ce poids et cette agressivité sont portés par le son d'une batterie qui résonne lourdement à chaque frappe. Difficile, par ailleurs, d'ignorer le riffing qui appuie bien une section rythmique qui donne envie de coller quelques coups d'épaules à son voisin, car, en plus d'être intéressant, le groupe sait être efficace tout en demeurant particulièrement violent ET bougeant.
Pour cela, rien de bien novateur, des breaks bien placés, pas de soli et un martelage appuyé par un chant caverneux aux lignes bien abruptes.

 

L'écriture de l'album est également intéressante dans son déroulé. Lancé par une première piste ambiante, c'est sur l'instrumental "Finis Ixion" que se dessine véritablement le concept de ce disque (offrant ainsi une nouvelle dimension aux morceaux précédents). Pas un mot, mais toute une histoire, qui trouve son prolongement dans l'assommant et puissant "Deception's cloud", dont on sent tout le poids.

Les défauts de cet album (un chant assez linéaire, un "Tartarus punishment" un peu faiblard), meurent étouffés par les qualités de ce disque. Jusqu'à sa conclusion, aussi inattendue (autre prod', style proche du doom) que réussie, Gorhgone tient les écoutilles de l'auditeur en alerte et bien ouvertes.
Pas de compos hyper alambiquées, pas de longueurs avec des soli, un gros son : le metal paraît simple lorsqu'il est aussi bien fait.

 

photo de Tookie
le 20/12/2017

2 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 20/12/2017 à 11:54:38

Ouhmédidon, pas mal tanké le bouzin là !!! Old skull comme j'aime.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 20/12/2017 à 11:57:44

Allez hop cadeau perso pour Noël !

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