Gonin-Ish - Naishikyo-Sekai

Chronique CD album (55:44)

chronique Gonin-Ish - Naishikyo-Sekai
Ces derniers temps, le metal japonais fait beaucoup parler de lui, en mettant notamment en avant l’aspect « visual kei ». Gonin-Ish fait parti de ces groupes qui aiment faire ressortir leur dimension visuelle en misant sur l’extravagance. Ce Naishikyo-Sekai est d’abord sorti en 2005, pour des raisons de mauvaises distributions à l’international il est passé inaperçu… Ce n’est qu’en 2008 que Season Of Mist reprend le flambeau et permet une plus large distribution : c’est donc trois ans après sa réalisation que cet album arrive enfin à nos oreilles ! Et je préfère ne pas vous le cacher : il aurait été dommage de passer à côté !

Musicalement, Gonin-Ish est difficile à classer, et c’est d’ailleurs ce qui lui donne tout son intérêt. Certains le décrivent comme groupe de Death mélodique, ce qui me semble assez réducteur ; d’autre plus largement de metal progressif ou tout simplement de visual kei, ce qui à mon sens ne veut pas dire grand-chose lorsqu’on parle de musique. Mais il y a tout de même du vrai à prendre dans toutes ces appellations. Une chose est sûre, le combo japonais nous offre une musique aux influences extrêmement larges allant du rock au Death metal en passant par les ambiances des mangas japonais.
Le parfait exemple de cette schizophrénie musicale est la voix : celle-ci est d’une diversité alarmante, la chanteuse assure aussi bien dans les cris torturés que dans des voix plus douces presque enfantines ; dans les deux cas on sent une ambiance très sombre qui se dégage de ces vocaux comme sur "Akai Kioku (the Crimson Memory)" ; le groupe parvient tout à fait à faire ressortir ce côté "dark" à la japonaise : soit par le biais d’un chant clair lyrique ou bien une voix criarde hystérique ; on frôle même presque le gothique par moments ! De plus, les textes sont entièrement en japonais, ce qui renforce encore plus la personnalité déjà très marquée de Gonin-Ish.
L’autre pilier central du groupe est le clavier, présent sur tous les titres. Il fait aussi bien ressortir le côté progressif que romantique du combo, et n’hésite pas à varier les sonorités en visitant des thèmes éléctro, ou d’autres plus classiques (où il troque le clavier pour un piano) pour un rendu presque féérique !
Il est évident que le reste des musiciens assure également sans problème, comme le batteur qui nous livre un jeu avec un groove implacable et d’une subtilité remarquable, on frôle parfois le jazz dans la finesse du touché ! Les guitares ne sont pas en reste et apportent leur contribution à la mélodie par leur nombreux solos, mais elles donnent également toute la lourdeur à la musique et bien évidemment tout le côté metal.
Ici on ne descend pas en dessous des 6 minutes, à part pour le titre instrumental d’introduction, le dernier morceau atteignant presque les 20 minutes.

Naishikyo-Sekai est donc un très bon album de metal exotique, qui déborde de virtuosité à tout les niveaux. Rares sont les groupes qui vous inspirent des images juste par leur musique, d’autant plus que celle-ci est en ancien japonais et traite de tradition japonaise… Comme quoi, parfois, les mots sont vraiment secondaires. Je vous conseil vivement de vous jeter dessus !
photo de Domain-of-death
le 16/06/2009

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