Hank Von Hell - Egomania

Hank Von Hell - "Egomania"
chronique Hank Von Hell - Egomania

Hank Von Hell, même s'il a blanchi son look vous avez toutes et tous reconnu celui qui fut le chanteur emblématique de Turbonegro jusqu'en 2009, aussi connu sous le nom d'Hank Von Helevete. Celui-ci a chanté ensuite dans Doctor Midnight and The Mercy Cult, dans un registre très (trop) différent et semble-t-il sans grand succès pour ce groupe dont personnellement je n'ai que modérément apprécié l'album, I Declare: Treason. Le voici de retour en grande forme avec ce premier album solo, le bien nommé Egomania.

 

Autant le signaler tout de suite ce disque s'adresse à celles et ceux qui aiment le Turbonegro de Scandinivian Leather, Party Animal et Retox, ainsi que celui de la nouvelle période avec Tony au chant. La hache de guerre entre Hank et les autres membres de Turbonegro semble bel et bien enterrée. Et on a maintenant 2 barils pour le prix d'un. Egomania mélange glam et énergie, pêche et arrangements stylés.

 

« Egomania » lance le disque du même nom avec son intro claire puis devient mid tempo pêchu, suit « Pretty Decent Exposure », rapide et urgent. « Blood » est l'un des premiers titres à être sortis, à raison c'est l'un des tubes du disque, sorte de mélange entre « City of Satan » (Turbonegro), « We will rock you » (Queen) ou « Cherry pie » (Warrant) enrichi de cuivres puissants. « Dirty Money » est un titre rapide, énervé et groovy. Le tout premier morceau qu'Hank nous avait présenté est « Bum to Bum » qui après son intro au synthé est rapide et énervé, avec une basse bien présente, je lui trouve un gros côté Turbonegro. « Never Again » change l'ambiance, c'est une chanson  lente,  avec un côté inquiétant, et heavy. Le nerveux (encore) « Bombwalk Chic » nous entête avec son refrain, tout comme l'enjoué « Wild Boy Blues ». « Too High » est un morceau plus rock et très rapide. « Adios (Where’s My Sombrero?) » commence comme une BO de Western (avec un titre comme ça en même temps on aurait pu s'en douter) de façon atmosphérique, jusqu'à une accélération vers quelque chose d'électrique et de speedé.

 

Ce premier opus solo d'Hank Von Hell marque un retour vers un univers musical qui lui a réussi par le passé. Egomania est une réussite avec aucun temps faible... les ronchons trouveront que la prise de risque est quasi nulle mais quel plaisir de retrouver le chanteur au meilleur de sa forme. Celles et ceux qui aiment le Turbonegro de la triplette  Scandinivian Leather, Party Animal et Retox peuvent y aller les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes.

 

Egomania est disponible en CD digipak et en vinyle (noir, rose, rouge, blanc ou orange, la pochette variant avec la couleur du disque) avec un titre bonus la reprise de « Did You Have A Nice Life Without Me? » de Cock Sparrer.

photo de Papy Cyril
le 08/03/2019

2 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 08/03/2019 à 10:42:10

Le peu écouté m'a donné envie de le noyer sous un tas d'engrais bio (je reste poli).

Dams

Dams le 10/03/2019 à 20:43:54

Catchy à mort, mais terriblement efficace, un peu comme le dernier Turbo.

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