Hark - Machinations

Chronique CD album (47:00)

chronique Hark - Machinations

Ça y est. Après trois années et quelques kilomètres de tournées, le nouveau Hark-post-Taint est arrivé. Si le combo s’est renforcé d’un nouveau guitariste – pour être maintenant un quatuor – le son et la composition restent toujours marqués de l’empreinte de Jimbob, la tête - et l’âme - pensante du projet. S’il a réussi à lâcher un peu de guitare – dont il est friand, explosions régulières de notes à la preuve - à un autre, pour la composition par contre ça a dû être plus compliqué. Oui, ce n’est pas grosse surprise à la première écoute, c’est bien Hark. C’est bien le Jimbob qui nous avait claqué la musette à 13h en 2006 à Clisson (comme les Capricorns et Amenra – eux aussi à la même heure le lendemain -  l’avaient alors fait).

 

Quand Viking Jazz décrivait la musique de Hark, en ces pages pour le premier album, comme une musique pouvant être rapidement assimilée, je n’étais pas, et ne suis toujours pas, d’accord avec lui. À contrario de Taint qui laissait davantage tourner les riffs, ou qui à plus fréquentes reprises enchaînait des passages bourre-pifs assez immédiats, je trouve là encore leur musique assez complexe. Et donc qui ne se déguste pas rapidement, aux premières écoutes. Progressifs, « math », ou grosse gourmandise de riffs, les motifs ici défilent à fort régime. Les changements de plans sont multiples, breakés et contre-breakés, et les morceaux dans, donc, leur complexité restent aux premiers abords difficiles à identifier. On y va, ça sonne comme on aime, on sait quand ça commence, mais on ne sait pas vraiment où l’on va ni quand ça va finir.

 

Et pour sonner comme on aime, c’est avec toutes joies qu’ils exécutent dans tous les sens les références qui sont les nôtres. Encore plus qu’avant, oui il y a un peu de ça. C’est rock, c’est heavy, c’est punk, c’est hardcore, c’est math, c’est progressif, mais c’est aussi – sûrement pour cause de deuxième guitare, et c’est nouveau, assez hard rock. Attention, pas de parodies, pas de racolages, les passages sont bien trop courts ou rapides pour pouvoir les en accuser. Oui les solos de cette deuxième guitare – sans que je sache laquelle des deux fasse quoi – apporte cette nouvelle touche, voire même cette petite saveur stoner qui leur a été plusieurs fois, à tort, accolé. Au pif, et sans chercher trop loin ni trop longtemps, l’intro de "Speak In Tongues" à des allures de Mastodon sur The Hunter, d’autres ci feront penser à d’autres ci et là, mais on restera surtout surpris de cette intro d’album aux sonorités Maiden façon "Aces High" ou "The Trooper". Par contre à aucun moment on ne perd de vue qu’il s’agit de la musique de Hark, la musique de Jimbob. Et quand une fois les mouvements compris, on se rend compte que cet album surpasse le précédent, offrant énormément de bons riffs, de puissante énergie, et de chouettes solo, on le félicite de nous offrir, avec son groupe, de quoi écouter du Hark pour pas mal de temps. Oui, c’est bien ça qu’on aime. Et petit à petit les refrains commenceront à s'ouvrir.

photo de R.Savary
le 03/03/2017

1 COMMENTAIRE

pidji

pidji le 03/03/2017 à 08:22:31

En effet il est plaisant, mais il faudra pas mal d'écoutes pour bien tout discerner à mon avis. En écoutant en fond sonore, j'ai l'impression d'entendre régulièrement les mêmes riffs.

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