Hatemetender - In the wake of reality

Chronique CD album (43:11)

chronique Hatemetender - In the wake of reality
La formidable scène toulousaine, dont on connait les talents du Punk (ex : Erine) jusqu'au métal (Psykup parmi beaucoup d'autres), fait encore parler d'elle avec HatemeTender.
Ce groupe sort son premier album, faisant suite à une démo qui s'avérait déjà trés encourageante.
L'essai est tranformé avec ces 10 titres mêlant screamo et hardcore (pour résumer : émocore). Les influences américaines (Poison the Well et Atreyu en tête) sont largement digérées, et ce "In the wake of reality" a tous les ingrédients de la réussite, à commencer par la production qui a toute les qualités de celles outre-atlantique ; le titre introductif "What we do in the city" en étant le parfait exemple.
Des riffs largement mis en valeur, des cris de fond et une cassure rythmique chére et fidéle aux fans du genre.
La suite, "Echoes in eternity", confirme cette réussite avec des modulations vocales, des montées instrumentales sur fond de batterie mêlé à une guitare et une basse trés lourde. Les superpositions des deux chants sur le titre éponyme de l'album, sont également bien placées, les breaks "pop-métal" suivi de "mini mosh parts", sont la preuve d'un ratissement assez large de musiques éléctriques et enervées.
les rythmiques varient peu selon les titres, mais en leur sein c'est l'inverse tuant ainsi un ennui qui ne vient pas.
On notera l'intro trés "émo" d'At the sunset" suivi d'une acceleration brisée à plusieurs reprises pour offrir un titre trés hétérogéne. Néanmoins, vu dans son ensemble, cet album est trés homogéne, la personnalité du groupe étant largement identifiable à l'écoute d'un seul titre, les toulousains se sont contentés de ressortir cette recette à 8 reprises (L'intro et l'interlude "Viva el vice" étant à part), réussissant à capter l'attention de son auditeur à chaque fois.
On remarquera également la présence de "Slow Atmosphere" déjà écoutable sur leur 4 titres "Love as you hate", mais cette foi, revu avec des choeurs et un léger changement d'arpéges.
"My own destruction" clôt avec réussite et sans ennui malgré sa durée (7 minutes), cet album dans une certaine intensité sonore marquée par un riff trés aigu et des vocalises féminines.

Hate me tender sort ici un album dont on regrettera l'homogénéité mais dont on saluera la réussite et l'attrait, malgré tout, de chacune des compositions.
photo de Tookie
le 15/04/2008

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