Headcharger - The End Starts Here

Chronique CD album (54 minutes)

chronique Headcharger - The End Starts Here
La scène Normande est en forme en ce moment, et ce disque de Headcharger en atteste bien ! Pour présenter le groupe, peut facilement les identifier dans le style « metal n’ roll » mariné au whiskey, s’autorisant quelques épopées redneck ou hardcore, pour notre plus grand plaisir. Pour ceux qui connaissent déjà, point d’inquiétude, les Caennais nous offrent ici un album de haute volée, varié, remplie de bonnes mélodies puissantes comme on les aime.

Parce que des riffs entêtants, il y en a pèle mêle ici ! Par exemple les morceaux ont ce feeling très rock n’ roll, qui donne un groove indéniable au tout. Se rajoutent à cela des guitares profitant d’un son suintant juste comme il faut, et un chanteur en grande forme qui vous balance des refrains imparables (Without A Nation en est l’exemple exemple parfait). C’est frais, c’est énergique, et ça balance juste comme il faut. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin, certains titres jouissent de quelques particularités en plus, qui donnent un charme certain aux compositions : je pense notamment au titre Down My Neck, avec ses guitares dissonantes pouvant rappeler le son d’Unsane, un poil moins crade… Encore un autre titre : Would You, son harmonica (comment ça, encore Unsane ?), sa rythmique bien groovy voir jazzy et son refrain entêtant… Un titre emprunt à une certaine légèreté fortement appréciée. Vous croyez que c’est finit ? Eh bien non ! On peut également citer The Invention Of Solitude, avec un son bien lourd, puissant, une voix hurlée du plus bel effet… Vous l’aurez compris, un titre qui possède une légèreté quelque peu atténuée… Enfin, si on pousse encore le bouchon, on trouvera quelques accents orientalisants sur Breathe Out, et son intro, Breathe In.

Et là le lecteur se demande s’il va avoir le droit à une chronique Track By Track… On pourrait presque le faire ainsi, si on voulait être tatillon. Cependant, Le message est bien passé je pense : à savoir que chaque titre a sa particularité, sa petite différence par rapport à l’autre. Mais si l’on parle de différences notables, de détails qui nous permettent d’identifier chaque morceau, il faudra aussi remarquer l’homogénéité de cet album. Point d’inégalité dans ce disque donc, bénéficiant d’une production très appréciable, avec un son massif (comme il faut), pas trop propre (comme il faut), et où les instruments sont tous équilibrés entre eux.

Ah oui, j’ai failli oublier la ballade, Harvey Keitel’s Syndrome, qui est somme toute très appréciable, profitant d’un bon jeu de guitare, d’une rythmique sympathique. Bon… Allez… Je le dis… la voix du chanteur et ce titre me font clairement penser à un certain titre de Limp Bizkit (pas taper, s’il vous plait…) qui a outrageusement occupé nos ondes FM il y a de cela quelques années… cet aparté mis à l’écart, ce titre se mêle bien au reste, et ne fait pas office de ballade « bateau » qu’on aurait casée au milieu de l’album pour pouvoir passer à la radio.

Et voilà. Le CD est fini…

Soyons fous ! Enfilons nos bottes en cuir même pas cirées, notre plus belle chemise à carreau, et Écoutons-le encore une fois !
photo de JiBrest
le 24/02/2010

1 COMMENTAIRE

Pidji

Pidji le 24/02/2010 à 21:38:36

Je n'avais pas trop aimé le précédent, mais j'avoue que celui-ci passe plutôt bien. Un bon rock n' roll bien gras

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