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Impureza - "La caída de Tonatiuh"

Impureza - "La caída de Tonatiuh"
chronique Impureza - La caída de Tonatiuh
7,25/10 0

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CD album CD album (50:11)

 

Style musical : 

Flamenco Death

 

Année : 

2017

 

Tracklist :

01. Lamentos de un condenado
02. Sangre para los dioses
03. Otumba, 1520
04. El Dorado
05. Abre-aguas (En la tormenta de Tlaloc)
06. Leyenda negra
07. Corazón al cielo (Homenaje a Paco de Lucía)
08. Camino hacia Mictlán
09. El nuevo reino de los ahorcados
10. Último día del Omeyocán
11. La caída de Tonatiuh
12. La llegada de los Teules

 

Label : 

Season of Mist
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Incantations spectrales, scènes de pillage apocalyptiques, incendies rituels… Les tous premiers pas effectués sur La Caída de Tonatiuh donnent l’impression de participer à un flash mob organisé par la Fondation Deicide. Jusqu’à ce que… « ¡Madre de Dios! »: ce ne serait pas Chico et ses polyphonies gitanes qui se ramènent subitement pour relooker la caravane du père Benton à grands coups de redressages de crucifix et de clap-clap-clap-olé impérieux, obligeant les participants au sacrifice humain en cours à opter pour une chorégraphie à la Joaquín Cortés?

 

Marcello Bélivos, c’est bon, tu peux sortir de ta cachette: on sait que c’est toi qui a pensé l’intro « Lamentos de un condenado »!

... Non?

On est en train de s’écouter le nouvel album de Yun-Fat alors, pas vrai?

Non plus? C’est vrai qu’ils ne font pas trop dans le Nawak – même « -Death » – chez Season of Mist…

¿ Mais alors Qué pasa les amigos?

 

Impureza. « Flamenco Death ». En effet, je me souviens: La Iglesia Del Odio, un premier album tout à fait prometteur! De mémoire la chose avait encore matière à s’améliorer, notamment côté son et écriture. Mais tous les ingrédients étaient là pour nous allumer le feu façon « Los chiles de la muerte »…

 

Alors, progression? Bonification? Amour et Passion?

 

Eh bien, côté son, les Orléanais n’ont pas fait semblant. Enregistrement chez Sylvain Biguet (Klone, Trepalium) et mastering par une sommité de moi inconnue mais ayant quand même gagné 3 Grammy Awards pour son taff (Bob Katz, je vous laisse vérifier), oui Madame! Les petits plats au-dessus, les grands en-dessous, c’est ça. Par contre – merde alors, je vais allez voir un othorino, ou changer de lecteur, ou alors c’est le promo téléchargé – je trouve que le bouillon Death metal brutal dans lequel le groupe s’ébat souvent continue d’être un peu brouillardesque, ne laissant l’excellente basse fretless de Florian n’émerger que timidement, et les impressionnants assauts growlés s’embourber un brin dans un gros marais riffé rempli d’épaisses vapeurs. Peut-être est-ce voulu, pour ne pas sonner trop clinique, et satisfaire les fans de brutasseries sud-américaines – genre Krisiun, Rebaelliun et autres gentils organisateurs de Club Med de l’hémisphère sud? Je ne sais pas. Mais perso je préfèrerais y voir plus clair, surtout quand le travail instrumental est aussi précis.

 

... Enfin bon, vous avez vu la note et vous sentez que la tournure prise par cette chro ne sent pas trop l’enthousiasme débordant et les Olé! joyeux. C’est vrai. Je ne comprends pas trop pourquoi d’ailleurs. Ça doit être cette incompréhensible « malédiction Primus » qui veut que, bien que possédant a priori tout ce qu’il faut où il faut, certains groupes et albums ne réussissent pas à trouver l’interrupteur pour illuminer le dedans de ma tête.

 

Bon alors dis Tonton Lapin: pourquoi tu tousses?

 

Outre la petite contrariété évoquée quelques lignes plus haut, je dirais que, bien que le niveau ne cesse de progresser côté compo' et maîtrise technique, la fusion ultime du Flamenco et du Death brutal (à la Nile / Behemoth, pour une fois qu’une feuille promo dit vraiment vrai!) ne réussit pleinement qu’en de trop rares moments, comme sur « Leyenda negra » (auquel participe une certaine Hakato Ooh d’Akphaezya, tiens tiens?). En dehors de ça les 2 mondes font plutôt dans la coexistence, dans la juxtaposition, dans l’entrecroisement, mais rarement dans la symbiose. Enfin je vous dis ça, mais j’imagine que mon cerveau est au moins autant à blamer – si ce n’est plus – que le travail d’écriture lui-même. Marier 2 genres aussi éloignés l'un de l'autre ne se fait pas naturellement. Quoique ça a bien marché pour les musiques orientales et le Death (Orphaned Land, Arkan & co), le « Gospel » et le « Black » (Zeal & Ardor), et nombre d’autres mélanges tout autant WTF, alors why not? Autre point qui me chiffonne, les morceaux mettent souvent de longues minutes avant de dépasser les tergiversations introductives et enfin tailler dans le gras: que ce soit « Otumba, 1520 », « Leyenda negra » ou « El nuevo reino de los ahorcados », on a du mal à réfréner des « Allez les gars, on y va ou on reste dans les palabres jusqu’à 2h du mat’? ». Et puis tiens, je chipote mais quel besoin de caler ce passage putassier – à 1:50 sur « Abre-aguas (En la tormenta de Tlaloc) » – tout juste bon à faire hurler des « Hey! Hey! Hey! » bovins au public? Qu’est-ce que je peux détester ce bon sang de gimmick à 3 balles…!

 

N’empêche, je reconnais sans mal que le groupe a créé ici un album monstrueux, exceptionnellement puissant, complexe, raffiné, exigeant. Car « Leyenda negra » – qui me comble, une fois la grosse minute introductive terminée – n’est pas le seul atout de ce 2e album d’Impureza. L’interlude « El Dorado » propose un agréable mélange Gipsy gratouillis / violons tziganes. « La caída de Tonatiuh » semble faire se côtoyer des Rodrigo y Gabriela particulièrement en verve avec un Metal lourd et moshy dans une entente tout à fait bien dosée (… n’empêche, on parle bien de « se côtoyer », et non de copuler). Et puis globalement, si de trop hautes attentes peuvent provoquer une certaine déception finale, il n’en reste pas moins que ce nouvel album est objectivement très impressionnant.

 

On pourrait donc comparer La Caída de Tonatiuh avec Arisen New Era, le dernier Kronos: l’objet est rutilant, musculeux, pointu – osé même, pour l’opus orléanais –, ce qui fait qu’il est calibré pour plaire à tout métalleux exigeant de bon goût. Sauf que nos attentes ne sont pas comblées. Du coup on (« j’ » plutôt!) en ressort un peu déçu…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: à la fois audacieux comme un Zeal & Ardor (va marier du Flamenco à du Death brutal toi!) et aussi poilu qu'exigeant comme un Nile d’Amérique du Sud, Impureza revient avec un 2e album dont l’ambition est enfin récompensée par une signature chez Season of Mist. Sauf que… Eh bien il n’arrive pas tout à fait à nous mettre le feu aux fajitas. Dommage!

photo de Cglaume
le 17/01/2018

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 17/01/2018 à 17:59:05

Marrant l'intro d'Otumba sonne comme du Melechesh... Voilà.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 12/02/2018 à 11:23:36

Encore trop tôt pour donner une note mais ce que j'entends me botte grave les cojones. Quand ça meule, ça meule le bouzin. Un peu le pendant Death de la bande d'Ashmedi pour moi. Marrant que tu n'en fasses aucune mention d'ailleurs.

cglaume

cglaume le 12/02/2018 à 12:17:19

Mets le chiche !

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