In The Woods... - Cease The Day

chronique In The Woods... - Cease The Day

Le retour aux affaires d'In The Woods... est maintenant une chose actée. Avec un deuxième album et une grande quantité de concerts depuis sa réformation en 2014, les Norvégiens ne sont pas venus faire de la figuration. Des problématiques héritées des années 1990 font que les frères Botteri ne font plus partie du groupe, désormais centré autour d'Anders Kobro et de James Fogarty, épaulés par Kåre André Sletteberg et Bernt Sørensen aux guitares. Ma troupe d'indicateurs inlassables me soufflent que l'on peut retrouver les jumeaux sur The Only One de Strange New Dawn et qu'un nouveau projet devrait bientôt voir le jour. Mais pour le moment, concentrons-nous sur ce Cease The Day, dont la composition, d'après ses créateurs, a été secouée par les difficultés qui ont suivi la sortie de Pure, ce qui explique peut-être le côté plus violent de cette cuvée 2018.

 

Premier constat, le changement de six-cordiste n'a eu qu'un impact limité sur le style pratiqué. Les lignes de guitares sont un peu plus appuyées, plus agressives, un peu à la manière d'un Katatonia, mais toujours au service d'un Metal atmosphérique, mélodique et mélancolique. In The Woods... nous offre une nouvelle fois une démonstration dans l'art de manier les ambiances crépusculaires d'une violente délicatesse. Il est parfaitement aidé dans cette quête par une mise en son irréprochable (une fois de plus) signée de Frédéric Gervais du Studio Henosis. L'album s'ouvre sur trois titres remarquables, assez proches au niveau des dynamiques et des intentions du prog des années 70 cher au groupe. La suite, si elle est un poil en dessous en terme d'intensité, reste tout de même à un niveau très élevé.

 

James Fogarty se montre de plus en plus à l'aise vocalement, et alterne avec aisance chant clair et saturé; ce dernier est d'ailleurs beaucoup plus présent que sur Pure, chassez le naturel, il revient à la charge telle une cohorte d'orcs pendant la bataille du gouffre de Helm. Cette dichotomie est bien à l'image de cette musique qui souffle le chaud et le froid en permanence. Même lorsqu'il se lance dans l'exercice complexe du piano / voix sur "Cease The Day", Mr Fog démontre qu'il est plus que le Grand Master Jaldaboath qui divertit les cours européennes.

 

Une nouvelle fois, alors que le fan pouvait attendre In The Woods... au coin du bois, en particulier du fait des changements de line-up, tous les doutes sont balayés rien qu'avec le premier titre. Presque quinze ans de hiatus n'ont pas eu raison du talent et de la classe des Norvégiens.

photo de Xuaterc
le 11/01/2019

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