Incinerator - Concept Of Cruelty

Incinerator - "Concept Of Cruelty"
chronique Incinerator - Concept Of Cruelty

Un an après la sortie de leur précédente… sortie (fuck les synonymes), les Hollandais d'Incinerator vont de nouveau passer nos oreilles au lance-flamme.

En effet, le ODSM brûlant des gaziers est actif depuis 2013.

 

La HM-2 Boss gronde à donf et "Waiting To Rot" commence avec un gros énervement venu de Suède. Le brailleur et ses tics floridiens (plus papy Tardy que tonton van Drunen donc) apporte une touche américaine bien purulente dans tout ce mauvais goût assez typiquement européen.

Car Asphyx est aussi révéré, malgré tout, par ces coquins. Sur un morceau comme "Covered In Red" principalement. Bolt-Thrower gronde aussi dans l'ombre de Dead. Si la frappe du batteur semble, en technique, limitée, il remplit, à l'aise, son office de brutalité.

Sur "Morbid Lust" ou le thrashou "My Darkest Needs", son D-beat ravageur est parfaitement à propos pour faire sauter des chicots.

Groovy sur "Quaterdismembered", au clin d’œil du titre appuyé, il mettrait même Leatherface en transe pour qu'il nous fasse son légendaire pas de danse.

 

Vous n'avez jamais vu The Texas Chainsaw Massacre premier du nom ? Vous avez raté votre vie.

 

En survolant l'album, on s'aperçoit, rapidement, que ce Concept Of Cruelty mérite plus qu'une écoute distraite en bon fan de grillades grassouillettes.

Les Hollandais varient en effet les modes de cuissons. On avait déjà pigé avec les groupes évoqués plus haut, au niveau des rythmes plutôt variés.

Mais Incinerator nous cueille, surtout où on ne l'attend pas, par des soli courts et vicieux, des leads chevrotants mais aussi des petits plans mélodiques plutôt bien amenés. Le titre éponyme de l'album se termine donc tout en douceur, sortant l'acoustique mélancolique. Oui ça paraît tout pourri sur le papier mais c'est plutôt bien fichu pour les esgourdes.

"Grotesque Way to Die" nous colle même un break rockenwall sacrément désertique en son milieu pour dégouliner ensuite de thrash euphorisant.

Ces astuces n'ont rien de révolutionnaires mais permettent à coup sûr de se rappeler de cette plaque tout bonnement redoutable.

 

De sa pochette, en passant par ses références et ses compos, Incinerator fait du oldskull avec l'évident amour du travail bien torché comme la tendresse d'un médecin de campagne pour une plaie parfaitement cautérisée.

photo de Crom-Cruach
le 16/05/2019

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 16/05/2019 à 12:20:05

limitée - brutalité
à propos - chicots
transe - danse

Fallait tout faire comme ça mon Cromy.
On t'aurait rebaptisé Le-Verlaine-qu'a-la-haine :)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 16/05/2019 à 13:48:07

L’œil du Lapin est aussi aiguisé que son esprit.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements