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J.c. SatÓn - "J.C. SatÓn"

J.c. SatÓn - "J.C. SatÓn"
chronique J.c. SatÓn - J.C. SatÓn
8,5/10 0

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CD album CD album (36:32)

 

Style musical : 

Garage Rock mutant, psychÚ et diabolique

 

AnnÚe : 

2015

 

Tracklist :

1. Satan II
2. I Could Have Died
3. Dialog With Mars
4. Don't Joke With People You Don't Know
5. Waiting For You
6. I Will Kill You Tonight
7. Ti Amo Davvero
8. Don't Work Hard
9. Ingrid
10. The Greatest Man

 

Label : 

Born Bad Record

 

Lieu d'enregistrement : 

Maison de la Mite, La RÚole (France)
Dans le même style :
Gloria Parchoc - The Zombies

J'ai découvert le groupe bordelais J.C. SatÓn à la sortie de leur précédent opus, Faraway Land, il y a maintenant presque cinq ans de cela. Je voulais d'ailleurs écrire une bafouille là-dessus à l'époque. Sans jamais y parvenir réellement. C'est ainsi que j'aimerais rattraper aujourd'hui cette erreur avec leur album éponyme, leur rejeton le plus récent en date. Et honnêtement, malgré tout le temps que j'écoute, réécoute, gamberge et ressasse dans ma tête la meilleure plume à employer pour parler de la musique de J.C. SatÓn dans une chronique, le résultat est toujours vain. Pour quelle raison ? C'est une musique que je ressens plus que je ne l'analyser. En outre, je n'arrive à retenir un cas par cas et ne peux le considérer que dans un ensemble. Et à vrai dire, d'un simple point de vue technique, je n'arriverai jamais à en parler.

 

J.C. SatÓn fait partie de ces groupes livrant une musique habitée qui va au-delà de la règle raisonnable. Ici, les artistes n'utilisent pas la musique comme médium pour s'exprimer, c'est la musique elle-même qui utilise ses géniteurs comme outil pour exister. Comme si cette dernière était une entité vivante à part entière. Une entité maligne et diabolique. Il faut croire que ses têtes pensantes s'en sont rendus compte eux-mêmes après coup tant le patronyme de J.C. SatÓn est fort bien choisi.

 

La Belladone de la Tristesse. Je ne sais pas si certains connaissent cette tranche d'animation japonaise hyper-confidentielle des années 70. Une étrangeté psychédélique qui n'est pas sans rappeler un certain The Wall relevé à toute la décadence crue dont seuls les Japonais ont le secret. Une revisite très libertaire de l'histoire de Jeanne D'Arc, l'histoire d'un couple de paysans qui n'arrivent à se marier qu'en sacrifiant la virginité de l'épouse aux vassaux et autres membres du clergé n'ayant aucun scrupules moraux quant au viol. Et de la faiblesse de la pauvre victime à céder aux tentations du Diable lui-même afin de surmonter ses maux et prendre une revanche sur la vie en devenant une sorcière.

 

La musique de J.C. SatÓn n'est pas sans rappeler la représentation du Malin par ce film. A savoir une aberration aussi malsaine que consensuelle. Car Jean-Claude serait cette toute petite crotte toute mignonne, aux formes phalliques, nous susurrant des mots doux, séduisants et flatteurs au creux de l'oreille. Desquels on aurait du mal à résister jusqu'au point de non-retour où l'on accepte ses avances et belles promesses. Et avant même que l'on ait le temps d'ouvrir la bouche qu'il s'engouffre dans nos conduits auditifs, gentiment, lascivement, tel un sextoy sonore. Excitant aux premiers abords, on se laisse berner par cette simplicité musicale toute commerciale, directe et efficace. Jusqu'à ce que la bestiasse prenne de l'ampleur comme si elle se nourrissait du pactisé : Satàn prend très vite ses aises et nous montre une face bien plus machiavélique et dérangeante. La bête se révèle en vérité être furieusement psychédélique, adoucissant et complexifiant une base primitive et sauvage.

 

En arriver à ce point fait résonner le glas, sonné en vérité dès la signature du contrat. C'était un piège. Car aussi dérangeante peut être la musique de J.C. SatÓn, impossible de s'en dépêtrer comme ça, si facilement. On lui laisse un poignet et l'entité remonte goulûment et sans crier gare jusqu'à l'épaule. Avec toujours cette même habileté à ensorceler sa victime qui tente vainement de s'en détacher. Et à force de manipuler leur monde, les Bordelais réussissent leur pari : transformer le dérangeant en une sorte de plaisir hypnotique dont on se sent plus ou moins coupable. C'est un peu comme assister à un concert des Suédois de Shining où l'on remplacerait la base black metal par du garage rock. On sait que c'est tordu mais on ne peut s'empêcher d'en être fasciné, frisant même parfois l'obsession.

photo de Margoth
le 04/02/2017

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