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Joe La Mouk - "Heavy Mouk"

Joe La Mouk - "Heavy Mouk"
chronique Joe La Mouk - Heavy Mouk
7/10 0

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Maxi-cd / EP Maxi-cd / EP (13:12)

 

Style musical : 

Hahard'n'Heavhihi

 

Année : 

2016

 

Tracklist :

01. Vikings
02. La Guerre de l'Enfer
03. La Bagarre dans les Bars
04. C'est Sorcier
05. L'Aigle de la Liberté
06. À Fond la Caisse

 

Label : 

Apathia Records

 

Lieu d'enregistrement : 

Studio Phebe's
Dans le même style :
Joe Coffee - When the fabric don't fit the frame

« Joe la Mouk

Y va pas partouk

‘ marche pas au Love Zouk.

Ce Saxon jeune

connaît le Heavy par cœur.

Tous les p’tits bardes

Tous le vieux Hard.

Toute la scène.

Et ces songs, qu’il pille.

A fond la caisse

La musique à Joe déconne.

C'est Manowar!

en vieux slips en peau de python… »

 

Mais ouais Vanessa: toi tu sais en parler avec amour de Joe La Mouk. De sa fibre parodico-bienveillante, de ses guili-guitares, et de ses textes inspirés par les plus grands: Jean-Claude Van Damme,  Eric Adams, Fabio Lione, Stéphane Collaro. Quoi qu’attention: habituellement le groupe ne fait pas spécialement dans le Heavy à pectoraux saillants et pagne moule-balloches. Joe La Mouk d’habitude, c’est plutôt du Punk, du Rap plus ou moins Metal, voire de l’Electro. Avec dedans de ces messieurs qui ont élevé la pétomanie métallique au rang d’art majeur au sein de Hardcore Anal Hydrogen. Mais Joe La Mouk, c’est avant tout du nimp’ à l’arrache. Avec un esprit très Punk, donc .

 

Et c’est plutôt dans cette optique « nimp’ » (Nawak?) que pour ses 20 ans, ces p’tits gars du sud-est ont choisi, sur Heavy Mouk, de se placer dans la lignée des Nanowar of Steel, Spinal Tap et Toehider (remember Metaltarsus?) pour s’attaquer au gros son plein d'poils, de sueur et de testo-stéroïdes… Et lui rendre enfin sa place au firmament de l’Almanach Vermot!

 

Gimmicks éculés amoureusement restitués, solos héroïques joués torse-poil, chant aigu-mais-viril (-mais aigu!), conquêtes homérïques, exploits sexuels surhumains, blood, fire and steel: Joe La Mouk s’y met avec talent, conviction, arrière-pensées et outrance. Tout cela est d’ailleurs parfaitement résumé en moins de 3 minutes sublimes sur le clip de « La Guerre de l’Enfer », qui mélange avec délectation « Les Maîtres de l’Univers », Manowar, sexe sulfureux… Et l’artwork de The Talas of Satan.

 

Quoique ne résumons pas le registre des 6 titres de cet EP au Heavy nanardesque de la bande à Joey DeMaio. Les bonnes vieilles guitares twin qu’on y entend semblent parfois sorties d’un vieux Maiden. Et au-delà du Heavy tradi’, nos GI-Joes usent également beaucoup du Hard vintage à la Française, entre Trust (« La Bagarre Dans les Bars ») et autres vieilleries à la ADX, Vulcain & co (… demandez à mon collègue Papy Cyril si vous souhaitez un ciblage plus précis. ‘m’y connais peu en la matière moi!). Sans parler du Biture’n’Roll déglingo à la New Assholes. Sauf qu’ici on ne se contente pas d’enfourcher son fidèle destrier, sa Harley ou sa copine: on enfourche aussi les bons vieux clins d’œil potaches, finissant par exemple la saga de « Vikings » sur un « … Tortue Ninja! » débarquant comme un poil pubien sur la soupe au champagne, faisant un concours de celui qui a la plus grosse sur « A fond la caisse », ou manquant de finir asphyxié, les poumons à vide, à la fin de « L’Aigle de la Liberté ». Quoique ça ne déconne pas non plus 24/24 sur Heavy Mouk: « C’est Pas Sorcier » est en effet l'occasion pour les 3 Moukmen de nous montrer qu’à côté de la grosse rigolade, les loustics savent faire dans la dentelle instrumentale. Mais oui, ça joue ici Madame!

 

Bon, en effet: pas sûr que le présent EP permettent aux Die Hard fans de Grave Digger, Manowar ou Rhapsody of Fire d’atteindre cet état de grâce habituellement provoqué par l’écoute des albums de leurs idoles. M’enfin malgré la courte durée de ces 6 morceaux (autour de 2 minutes chacun… Puisqu’on vous dit que ce sont des punks!), Joe La Mouk ne se fout pas de la gueule des éventuels metalheads qui pourraient avoir envie de tenter l’écoute: ça sue les gros riffs ici, la musique est bonne-bonne-bonne Jean-Jacques, et les blagues restent finalement plutôt cantonnées aux textes et autres éléments du décorum.

 

Maintenant on est en droit de se demander: après avoir tâté du vieux Heavy qui tâche sur Heavy Mouk, la prochaine fois Joe La Mouk va-t-il se la jouer indolence caribéenne festive sur une sortie estampillée Mouk Zachine?

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte:  Femme, moi jouer Heavy Metal comme Conan le Barbare en tripotant mon fier organe à 6 cordes. Ainsi toi, Femme, dois me rendre hommage avec la bouche… Non mais, ho, HO: arrête Simone! C’était une caméra cachée! Avec Joe La Mouk dans le rôle de Manowar. ‘tain c’était gros quand même! T'avais pas tilté? Vraiment?

photo de Cglaume
le 04/01/2017

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 04/01/2017 à 19:41:04

Le début de ta chro : c'est le paradis. Le premier titre de la plaque devrait être repris dans toutes les fêtes d'école.

cglaume

cglaume le 04/01/2017 à 20:21:06

> Le premier titre de la plaque devrait être repris dans toutes les fêtes d'école.

C'est déjà le cas dans la tienne j'espère ? :)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 05/01/2017 à 13:47:18

On reprend déjà le Naheulband : "CROM ! C'est le dieu barbare de la baston. CROM !
Des mandales, des chtars, des gnons. CROM ! Assis en haut de sa montagne,
quand les guerriers meurent, il ricaaaaane !"

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