Kneel - Interstice

Chronique CD album (36:00)

chronique Kneel - Interstice

J'suis pas du genre impressionnable, mais s'il y a bien un truc qui me fait faire "Wow", ce sont bien les one man band. Alors, pas Burzum évidemment, pour les raisons que nous connaissons tous : c'est de la merde.

Non, je parle des vrais trucs qui nécessitent de savoir jouer d'un instrument...et d'en maîtriser tout un tas d'autres. C'est le cas du batteur portugais Pedro Mau qui a également géré la basse, la guitare, la prod, le mix de son album. Solide le mec. Sauf qu'il n'a sans doute pas de voix. Hé ouais Pedro, on peut pas tout avoir, mais te plains pas et pense à ceux qui n'ont aucun talent.
Mau a donc appelé un bon copain, Filipe Correia qui s'est penché sur les paroles (co-écrites) et le chant (tout seul comme un grand sauf pour quelques choeurs). Du coup ça fait plus vraiment un one-man band...mais ce n'est pas le plus important.

De la passion, du savoir-faire, des expériences musicales passées et deux copains : l'accouchement de ce projet a tout de celui qui doit rouler. Mais il ne suffit pas de lever les bras en l'air et d'hurler "Parce que c'est notre projet" pour en être satisfait.
Après avoir étalé l'enregistrement sur 2 années...entre 2011 et 2013...l'album, initialement sorti en catimini en 2013 vient de renaître de ses cendres en 2019 avec un nouveau mix et un remaster tout propres.


Et c'est une excellente nouvelle ! (NB : je n'ai pas pu comparer les deux versions).
Interstice n'a rien de particulièrement bandant pour les amateurs d'innovation musicale. Il faut voir cet Interstice comme une sorte de déclaration d'amour, d'hommage passionné aux musiques "core" et "metal".
C'est carré, c'est hyper codé, aussi prévisible qu'efficace même s'il y a un mélange des genres assez réussi au point de sembler naturel (metalcore / metal moderne / thrash / djent). Surtout, il est parfaitement ancré dans notre décennie malgré les années qui séparent la sortie de la première version de celle-ci.
Ce n'est pas un disque à tubes : pas de refrain à reprendre, pas de riff foufou à soulever les foules, des rythmiques changeantes, tout de même bien senties (jolie association basse / batterie) et il faudra de multiples écoutes pour repérer toutes les "subtilités" d'un disque bien gueulard (peut-être un peu trop, la monotonie guettant), mais ça fait clairement le job.

Inutile de rentrer dans le détail du contenu de ce disque : t'as tout ce que t'attends des genres sus-cités.
Comme la scène portugaise n'a pas souvent l'occasion de faire parler d'elle dans l'hexagone, cet album a des petits accents d'exotisme (même si sa réalisation est très marquée par d'autres influences européennes) qu'il serait, de toute façon, dommage d'ignorer.

photo de Tookie
le 05/11/2019

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