Les Chants Du Hasard - Les Chants du Hasard

Les Chants Du Hasard - "Les Chants du Hasard"
chronique Les Chants Du Hasard - Les Chants du Hasard

Cet album est un énorme défi. Pas de guitare, pas de basse ni de batterie, bref, aucun des instruments traditionnels du rock pour interpréter un opus de Black Metal. Uniquement des instruments classiques. La tâche est de taille, le pari tordu (pourquoi?), mais lorsqu'on apprend qu'il s'agit de Hazard, des excellents Way To End, derrière tout ça, on peut commencer à comprendre: le monsieur n'aime pas la facilité et tente une nouvelle fois de le prouver.

 

L'artwork a été réalisé par Jeff Grimal, au style immédiatement reconnaissable et au trait si évocateur. Étant donné le style pratiqué, les références aux groupes de Black Sympho ne manquent pas, et de plus avec Dimmu Borgir qui sort son live avec l'orchestre d'Oslo. Mais Les Chants Du Hasard apportent suffisamment de fraîcheur à un genre perclus de codes, de réflexes et de clichés pour que l'auditeur y trouve son compte. En matière de production, on ne va pas se mentir, l'ensemble sonne un peu cheap, le groupe n'a clairement pas bénéficié du budget de Therion, on est assez loin du Philharmonique de Berlin enregistré par la Deutsche Grammophon. Mais je reste persuadé qu'avec plus de moyens pour le VST, l'ensemble aurait sonné plus massif.

 

Œuvre d'un seul homme, Les Chants Du Hasard se divise en six chants et convoque les esprits des compositeurs classiques, en particulier russes, mais aussi la scène avant-gardiste norvégienne pour un résultat assez proche des OST les plus dark, John Williams, James Horner, la BO de Dracula, Ennio Morricone sur Navajo Joe. S'entre-mêlent chœur d'opéra, vocaux Black et voix graves extrêmes, sur des textes inspirés de Lautréamont. On retrouve ici ou là quelques tics de composition de Way To End, qui participent à en faire un album ancré dans le Metal, qui pourra trouver grace aux oreilles du metalhead, du fan de Dungeon Music comme à l'amateur de bandes originales pas réfractaire au beuaaargh. De quoi mettre de l'ambiance lors de vos tables de jeu de rôles.

 

Un premier album qui n'est pas exempt de défauts, qui bénéficie de l'expertise en matière de composition de son géniteur, mais qui peine à surclasser les références en la matière. Chapeau bas, M. Hazard, l'entreprise est courageuse, et loin d'être un échec.

photo de Xuaterc
le 22/05/2017

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