Lies - Lies

Lies - "Lies"
chronique Lies - Lies

 

Un album qui commence aussi bien que celui de Lies ne peut que nous mettre dans de bonnes conditions.
Une introduction longue, progressive sur "World of lies" nous mettra vraiment à l'aise en 3 minutes, mais mettra une grosse pression sur les épaules de Lies.
3 minutes : les guitares commencent à cracher, et la déception se fait ressentir il faut l'avouer.
Le groupe fait dans le néo-métal : riffs jumpisants, des sons sortis de platines parfois scratchouillées et un chant avec un accent anglais pas mauvais du tout (on sent une application dans la prononciation) : c'est pêchu, quasi-tubesque même, mais on s'attendait à plus.
 
Malheureusement Lies s'enfonce un peu dans la simplicité, la médiocrité, et le déjà-entendu avec "Rictus" et son son d'alarme, l'utilisation de sons sur "777" qui sonnent très début 2000's et un clavier un peu lourdingue sur "Falling head"  ou lors de la pause "Panzer's paradise" qui rate le coche pour la même raison.
Le groupe sait jouer sa carte de l'efficacité avec ses riffs, mais sur la longueur on sent le chant moins sincère, manquant d'un quelque chose ("Falling head" est sauvé grâce à son riff).
 
Puis, malgré ces petits défauts, il y a des tentatives très réussies comme "Escape" avec ses 8 minutes qui n'ont rien d'ennuyeuses. Un effet sur le chant plutôt simple (superposition avec effets), des lignes calmes avec un refrain entêtant mais surtout une construction qui nous emmène bien plus loin qu'on ne l'imagine au départ : ça monte, ça se pose, inclusion d'un solo réussi avec des sons électros en fond... Lies se compose de bons musiciens, incontestablement, mais des musiciens qui, en plus, osent proposer une structure assez inattendue dans un album qui, je le répéte, ne s'y prêtait pas au premier abord.
 
Puis ce qu'il y a de bien, c'est également qu'on ne sait pas toujours à quoi s'attendre : entre néo indus sur "Pornography" (avec encore une introduction léchée) ou le lancement de "S" (un peu gâché par le chant) et la suite prog' (la moitié que vous découvrirez avec un nouveau solo en déroutera plus d'un), on se retrouve avec un mélange dans cet album inconstant, mais vraiment surprenant.
 
On pourrait parfois se demander où va le groupe, tant il peut être difficile à suivre.
On pourrait parfois se demander d'où viennent ces sons qu'on pense avoir déjà entendu ("Live fast die young", qui par ailleurs, n'a rien à voir avec les titres précédents, mais dont la guitare ne nous est pas inconnuen tout comme ce que dit la voix vocodée sur la fin d'"Escape").
Puis, on peut se dire aussi que Lies n'en est qu'à son premier album (même si les bonhommes derrière ont déjà usés leurs cordes et baguettes ailleurs) et, vraisemblablement, le futur gommera les petits défauts de ces débuts forts prometteurs.
photo de Tookie
le 28/03/2011

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