Lords Of The Cemetery - Citipati

Chronique CD album (31:00)

chronique Lords Of The Cemetery - Citipati

A l'écoute de Lords of the cemetery, on voit difficilement de quoi d'autre ces garçons auraient pu être les princes.
Du Death/black, ou du Black/death (l'ordre s'établira selon la sensibilité de l'auditeur) :  ce disque est le parfait mélange des deux genres cousins.

Avec une bonne vieille voix de geignard en manque de Lisopaïne associé à une guitare et une batterie qui servent du death US old-school, on retrouve de quoi contenter les amoureux de "rotten music"...

Car tout y est ! 


Véritable carte postale musicale qui fleure bon la nostalgie et le putride, on passe une grosse demi-heure à bander sur une musique crasse, poisseuse, noire et malsaine.
Si ces quelques adjectifs suffisent à exciter le moindre fan de base, ils mettent aussi de côté une certaine ambiance sur cet album.

Du simple, du direct : Lords of the cemetery n'a aucune intention de faire dans la dentelle, mais cela ne l'empêche pas de prêter attention à son écriture.
En plus d'un son qui correspond bien à l'époque dont il se veut l'héritier, à savoir  froid et propre (mais pas trop), le travail de composition n'est pas laissé au hasard.

Désireux de varier les plaisirs sans se détacher de son mix de styles de prédilection, on vérifie tout un boulot sur les ambiances et les rythmiques. Avec uniquement 3 instruments (quelques ornements (notamment avec un clavier) viennent tout de même s'ajouter à la liste) : batterie / guitare / voix, la performance est réussie. En modulant le jeu de chacun, on arrive à 7 véritables morceaux pour 7 ambiances bien différentes...

...Si bien que le temps file vite dans cet univers qui collerait presque à une BO evil d'un Castlevania.
D'ailleurs, cet album est également empreint d'une certaine "spiritualité" morbide. Le simple titre de l'album "Citipati" n'est d'ailleurs pas vide de sens et invite à se pencher sur les paroles. Un choix qui nourrit encore plus l'univers d'un groupe aux allures pourtant minimalistes. 
Bien qu'il ne manque pas de titiller de l'index quelques clichés (à la limite de la faute de goût) pendant quelques minuscules secondes, sans jamais s'y vautrer lamentablement, Lords of the cemetery signe une sombre ode au passé sans véritablement le copier.

photo de Tookie
le 19/06/2017

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