Los Disidentes Del Sucio Motel - Soundtrack From The Motion Picture

Los Disidentes Del Sucio Motel - "Soundtrack From The Motion Picture"
chronique Los Disidentes Del Sucio Motel - Soundtrack From The Motion Picture

 

Sur Somewhere else to drive qui clôture (presque) le disque, on trouve un écho coup-de-cœur à Johnny Cash. Bien oui sont comme ça les LDDSM. Pas forcément subtils mais bougrement attachants.

Los Disidentes Del Sucio Motel, donc, déboule en 2010 avec un album que je qualifierais d’intemporel. Du rock dur, surtout une science approfondie et établie des riffs mastocs. Une demi-douzaine facile de sing-a-longs directes et efficaces qui fleurent bon le patchouli sudiste et qui ont la texture du cambouis, le reste est pas loin dans un tonneau tout aussi frelaté mais plus alcoolisé. Pour des gens venus du froid de l’est (Strasbourg), on peut dire qu’ils savent comment réchauffer les chaumières. La science, je vous dis.

Soundtrack From the Motion Picture porte bien son nom. Le skeud est clairement une bande-son qui nourrit un film de série B de préférences et de références.  Au programme, une cavale, des frangins un peu barges sauf un (probablement le héros), des femmes (Kim Carnes, Juliette Lewis, Sherilyn Fenn, Mindy Clarke…), le désert, un gang de cousins et leur chef, un bar – appelons-le au hasard le Titty Twister – , un van, des mustangs (ou des Dodges Challengers)  filmés par Rob Zombie (ça a du coffre) et scénarisé par Richard.C. Sarafian !

Le pitch, ben vaguement leur père et oncle, Sir Dany Jack, a des misères avec les loubards  et les Mavericks veulent régler l’histoire. Une balle dans le pied et un coup de genou dans les roubignoles plus tard, les voilà en cavale à travers 4 états. De belles rencontres en perspective !

 

All Alone a des faux airs, à lui seul (!) de gigue du désert, les aigles ne sont pas loin. Oui, nous sommes en terrain connu, rocailleux, chaud, aride qu’un vent caresse sans cesse. Les Reines de l’Age de Pierre se sont penchées sur les berceaux des frangins agités. On imagine d’autant mieux leur virée et les arrêts–pipi en fin de soirées forcément arrosées.  Un certain sens de la fête.

Réduire Los Disidentes del Sucio Motel à un groupe prêt à tout pour la bringue, ce serait nier les arrangements et les accords qui parcourent les 12 titres de l’œuvre. Question musique, les riffs de Beauty Among the Crowd, Backdoor Woman, et From 66 to 51 se présentent sous la forme de classiques instantanés. LDDSM parvient en une demi-douzaine de titres à se hisser à la hauteur des « grands » du barnum rock. Le postulat « stoner » qui trône tout au long des 64 minutes, enlève tous doutes qui feraient passer LDDSM pour une simple blague de potaches. Ben oui, c’est du lourd !

Brotherhood, déjà présent sur la compilation Psychotic Reactions, enfonce définitivement le clou. Un excellent titre, sans prétentions, mais diablement efficace.

A la fin de leur cavale, le gang de « balle-perdue » se retrouve complètement largué, les Mavericks se retrouvent au bar du coin – au fin fond d’un bouge sans nom, au Nouveau-Mexique – des filles légères se trémoussent à leurs bras. Mission remplie Chef ! A quand la prochaine?

Non, je ne parlerai pas du titre caché,  il est visible ici.

photo de Eric D-Toorop
le 01/11/2010

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