Lost Sphere Project - Verse XXIV

Chronique CD album (38:37)

chronique Lost Sphere Project - Verse XXIV

Voici 10ans que les suisses de Lost Sphere Project existent. Ils évoluaient dans un premier temps du côté de l’électro expérimentale, puis ils ont commencé à se radicaliser du côté d’un Hardcore Chaotique flirtant beaucoup avec le Grindcore.

 

Ce Verse XXIV est donc un peu compliqué à suivre, de part ces influences assez variées mais qui ont toutes pour point commun un aspect bruitiste et chaotique. On baigne globalement dans une musique furieuse et brutale, on sombre complètement dans l’hystérie du Grindcore d’un Nasum lorsque le batteur embraye sur des blasts effrénés, enveloppé dans des riffs dissonants à la Pig Destroyer ou Magrudergrind ! Cette rage incontrôlable est toujours amenée avec tact, car les compo sont bien foutues et ne tombent pas dans la linéarité qui rendrait cette brutalité monotone.

 

L’univers des suisses est donc très bruitiste, que ce soit en passant par le Grind sur les parties boostées à bloc, ou par le mathcore sur les moments les plus alambiqués. LSP est un grand amateur des compositions déstructurées qui se barrent dans tous les sens, ce qui nous rappelle inévitablement les premiers temps de The Dillinger Escape Plan (époque Miss Machine). C’est en général plutôt bien exécuté et ils l’intègrent parfaitement à leur jeu toujours très rapide.

Cette manière un peu freestyle de jouer, l’univers chaotique et dissonant du groupe peut vite faire penser à des formations comme Botch ou Knut ; sauf qu’il ne faut pas se méprendre : si les groupes précités les ont très certainement influencés de près ou de loin, LSP a rarement le temps de développer le côté aérien qui va avec. On garde des morceaux qui tournent autour de 2minutes, ce n’est qu’occasionnellement que les suisses parviennent à placer des passages plus atmosphériques comme sur « Luvicide » qui est le titre le plus long de l’album. Dans ces moment, le groupe nous fait dériver vers un autre versant du Hardcore, plus aérien mais toujours aussi bruitiste et torturé : du Noise ?

 

On a donc affaire là à un combo qui maîtrise plutôt bien son style, on parle globalement de Grind mais c’est en fait un peu plus complexe que ça... On pourrait résumer en se disant que les tempos et la durée des morceaux font souvent penser au Grindcore de Nasum ou Pig Destroyer, la technique mise en oeuvre et les structures rappellent The Dillinger Escape Plan, voire même Meshuggah, ajoutez à cela une grosse dimension bruitiste et chaotique à la Nostromo, on commence alors à se rapprocher de l’univers de Lost Sphere Project...

photo de Domain-of-death
le 28/02/2011

2 COMMENTAIRES

vkng jzz

vkng jzz le 28/02/2011 à 12:28:30

"les premiers temps de The Dillinger Escape Plan (époque Miss Machine)" HAHAHAHAHAHAHAHAHA

mat(taw)

mat(taw) le 28/02/2011 à 13:15:22

ah oui effectivement c'est mal ça.

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