Lou Quinse - Lo Sabbat

chronique Lou Quinse - Lo Sabbat

Les mecs de Lou Quinse ne sont pas des bleus.

Pensez donc, nés dans les montagnes de Balme et affichant 13 ans d'existence, les gars sont issus de l'underground des Alpes : bien plus redoutable que celui de n'importe quelle mégalopole.

Car ici, on a plein de coins paumés pour faire disparaître ton corps.

 

Bavassant en occitan, en arpitan et en piémontais, le combo sort aisément la tête du gourbi Folk Metal, l'année dernière.

Voyons pourquoi.

 

On va exécuter rapidement les thèmes de l'album à moins que vous ne soyez étudiant en Master de patois alpin. Chez nous le Diable est partout : on l'empêche de rentrer dans les maisons, il vient alors à nos mariages, on tente de le faire fuir de nos fêtes, pourtant on y fait référence. La preuve : légendes, ponts, cavités naturelles (les marmites du Diable), nom de télésiège, de troquet, spécialité culinaire, on parle de lui souvent.

Lou Quinse l'invoque pour nous sortir de notre misère, m'sieur, m'dame, à vot'bon cœur. 

 

Et sur le son, c'est la même. Le musique du DIABLE.

Si les Ritales semblent au premier abord jouer du Folk Pouet Pouet tellement décrié par les Trous, il apparaît trèèès rapidement que l'énergie punk du bouzin emporte tout comme le raz de marée (à ne pas confondre avec la raie de marraine).

En effet, après une intro au flûtiau grelottant, une subite possession de nos membres inférieurs s'empare de nous. Ce fluide purement satanique remonte alors le long de notre échine dorsal et quand explose enfin le premier titre "Chanter, Boire et Rire, Rire" : il est trop tard pour le curé du coin.

Thrash, speed metal, growls et parties folks (impeccablement torchées sur le fin de la plaque) nous catapultent aux quatre coins de la pièce avec une redoutable immédiateté pas loin d'un Trollfest dans ses moments les moins fins. On pourra aussi rapprocher les Italiens d'un combo comme Dropkick Murphys pour le pont créé avec le keupon.

On se dit ensuite que le troisième titre sera construit sur le même schéma mais les réminiscences Black Death de Foire des Ténèbres emportent le suffrage. Mater au passage leurs clips, des ptits bijoux de décalage.

 

Car si les gars de Lou Quinse ne semblent jamais se prendre au sérieux, leur pouvoir de fouteur de bordel est redoutable. "La Dançarem Plus" nous emporte alors dans une folle sarabande célébrant le Metal bourrin, la rébellion et le pogo païen.

Oui, il y a peu de nuances au final dans les arrangements de l'album et ces chansons de taverne pour chevelus imbibés et punks édentés vous sembleront peut-être répétitives du haut de votre snobisme musical.

 

Mais, féroce et amoureux des marmottes sous champottes, Lou Quinse célèbre la liberté, simplement.

photo de Crom-Cruach
le 27/03/2019

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 27/03/2019 à 11:53:21

Ça sent bon ça !!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 27/03/2019 à 12:32:01

En plus sont très sympas.

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