Love Sex Machine - Love Sex Machine

Love Sex Machine - "Love Sex Machine"
chronique Love Sex Machine - Love Sex Machine

Bon, première déception : je m'attendais à du Sludge de connard version Noothgrush, Iron Monkey ou encore Burning witch. Je me voyais déjà écouter ça six pieds sous terre. Mais c'est pas exactement ça qu'on m'a servi en fait : concernant Love Sex Machine, il faut plutôt aller voir dans des influences récentes de hardcore abâtardi comme The Body, Admiral angry et Black Sheep wall. Alors faisons la part des choses, ces derniers sont probablement meilleurs musiciens que les premiers, maniant des breaks et quelques effets de puissance rageuse. Mais forcément je ne retrouvais pas cette ambiance crasseuse de junkie fini à la pisse, alors forcément je suis déçu.

 

Seconde déception : Prenons du recul sur cette demi-heure de virulence incarnée, poignée de gravier réservée à des Masochistes du genre : l'instrument qui ressort le mieux, c'est la basse. Le jeu que le style préconise s'oriente nécessairement vers des triturations de manches dans un état d'esprit noise. Ca veut dire quoi concrètement ? Ca veut dire qu'on entend les guitares faire très très souvent "boïng boïng boïng boïng...". Ce n'est qu'au bout de plusieurs écoutes, et encore cela concerne quelques passages bien précis, qu'on voit un peu plus la qualité de Love Sex Machine, et leur potentiel, mais on en ressort toujours autant fatigué comme si l'album durait deux fois plus longtemps qu'en réalité. Je suis bien conscient que c'est précisément l'effet qu'ils cherchent, mais je ne suis pas assez maso pour en redemander.

 

Troisième déception, mais bon là ça va c'est pas très grave, le thème des Love Sex Machine semble porter sur ce qui colle généralement plutôt à du Porngrind, c'est à dire tout un programme de viol. Le son remarquablement produit le signifie bien, effectivement les paroles tournent autour du trou de balle, mais l'ambiance que veut dégager le groupe n'a rien de tout cela... Ce que j'essaye de dire, c'est que l'ambiance ne colle pas au thème, je lui trouvais plutôt un aspect urbain vicié à la manière d'HKY.

 

De déceptions en déceptions, j'exagère un peu, et c'est à la fin de cet album que le meilleur nous est réservé : Warstrike Takes the Piss, malgré son nom, nous emmène plus loin, avec des montées en puissance qui, je tiens à le préciser ne font aucunement pâle figure face à leurs cousins d'outre Atlantique cités au début de cette chronique.

 

 

Achat ou pas achat ? Pas achat.

photo de Carcinos
le 22/11/2012

6 COMMENTAIRES

vkng jzz

vkng jzz le 22/11/2012 à 13:25:20

surtout qu'il n'y a pas de basse dans ce groupe mais deux guitares seulement...

pidji

pidji le 22/11/2012 à 14:42:47

Arf', va falloir corriger ton texte alors Carci !

Carcinos

Carcinos le 22/11/2012 à 16:10:48

Au temps pour moi ! Je corrige ça de suite ! Au passage Vkng, y'a toujours un "Allé je remonte" à la fin de ta dernière chro qui pique les yeux :D

vkng jzz

vkng jzz le 22/11/2012 à 18:51:51

oilà.. t'as pas d'excuse en plus on a joué avec eux en concert haha

sepulturastaman

sepulturastaman le 22/11/2012 à 19:39:29

Moi c'est le côté éprouvant masochiste que j'aime bien dans ce disque. Pour le côtés urbain je pense aussi à Eibon en beaucoup plus noise. En tout cas pour moi achat.

Carcinos

Carcinos le 23/11/2012 à 13:27:40

@Sepult : je crois que c'est la meilleure manière de l'apprécier en fait

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