Malevolent Creation - The 13th Beast

Malevolent Creation - "The 13th Beast"
chronique Malevolent Creation - The 13th Beast

Après un Dead Man's Path musclé, en 2015, et qui redressait le barreau d'un Doomsday X en demi-molle, le père Fasciana a de nouveau fait le ménage dans son line- up...

Bon, le fidèle Brett Hoffman officiant au chant dans le combo depuis 1991, ayant cassé sa pipe en 2018, niveau vocaux, y'avait pas trop le choix.

Alors autant changer aussi de batteur, de bassiste et de second guitariste (au mic également) en choppant un gars venant du Brutal/Grind (Primitive Brutality/Bits Of Gore) à la frappe et pour la suite, d'autres formations Death (Swamp Gas, Throne Of Nails).

Pour le reste, l'essentiel, la formation américaine ne sera jamais dispo pour changer radicalement d'approche stylistique.

 

On martèle donc d'entrée, comme des mammouths en rut piétinant une tribu de femmes de Cro-magnon. Et ce rythme préhistorique restera une constance tout au long de la plaque constituant à la fois un bon point et une faiblesse de l'album.

Fan du groupe, cette redondance de composition ne vous choquera pas outre mesure mais l'amateur de frissons nouveaux sera bien dépité. Pour celui-ci un morceau comme "Canvas Of Flesh" apparaîtra comme bien fadasse et "Born Of Pain" limite pénible.

Car The 13Th Beast, après un début canon, accuse un ventre mou qui aurait dû être dégraissé pour limiter la longueur de l'album. Oui, on se prend des watts en pleine goule mais la redondance guette le loup au fond du bois.

Le mieux est d'écouter l'album par fragment et non d'une traite pour apprécier des titres comme "Agony For The Chosen" ou l'excellent morceau de clôture sortant du schéma simpliste du skeud.

 

Le chant de Wollenshlaeger, le nouveau frontman, malgré sa linéarité, fait bien le job par contre. Mais, là où celui de Hoffman se distinguait clairement, celui de son remplaçant se fait plus trad tout en restant très efficace.

Dan Swanö nous enrobe toute cette violence de la plus belle façon, malheureusement dirai-je. Certes la basse est bien perceptible mais la prod manque singulièrement d'une croûte de crasse, d'une couche de pus. Ce son trop clean ajouté à une durée hors de propos pour du ODSM fait que The 13th Beast reste un peu sur le bide.

 

Il demeure malgré tout de beaux restes à cette formation légendaire, ne soyons point trop cruel.

Cette treizième bête sent encore le chien.

photo de Crom-Cruach
le 11/03/2019

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