Memoriam - Requiem For Mankind

chronique Memoriam - Requiem For Mankind

Oui la prod du groupe est suspecte au niveau du rendement.

Et pour le troisième album, le capital sympathie pouvait s’évaporer comme un pet de Beumeux dans un pit. Donc ce soir c'est la fête de la musique en France. La dernière fois, j'y ai été en tong et j'avais la courante. Bonjour les souvenirs. Pour les nantis, ce sera le Hellfest. Désolé, perso je bosse, je fais pas comme je veux, j'ai que les vacances scolaires.

 

Donc, ma fête à moi, sera le dernier MEMORIAM

 

Requiem For Mankind a déjà un titre bien dans l'esprit du temps. On va tous crever. Rigolez pas, ça va arriver vachement plus vite que prévu. La démonstration est limpide. Memoriam fait du jeune avec du vieux. Et bouzille le dernier ours blanc. D'entrée, ça cartonne, jette ton vieux skull dans la tête des noobs.

"Shell Shock" aligne donc les gros riffs de rosbiffs et écrase mamie dans la file d'attente.

 

Et Karl Willets ? Keskidi papy ?

Pour ceux qui pensait qu'il était en voix d'extinction et bien allez jouer avec vos crottes de nez. Car Monsieur Karl se promène, masterise le mic, précis, concis, grave, avec des paroles qui marquent. Plaçant un petit No Pasaran au passage.

Oui, on revient dans le menaçant là. On n'est plus dans le vieux fumeurs de clopes en fin de vie.

"Undefeated" nous fait alors l'effet d'une ogive à crête en pleine bouille. Rien n'arrête la rythmique et la rafale de riffs grumeleux. Basique, évidemment mais d'une efficacité absolue, oppressante.

Et cette basse qui te botte le ass et y laisse des grosses traces. La recette militaire de chaque morceaux est identique jusqu'au cinquième  :un mitraillage précis par des soldats chevronnés et qui en rappellent d'autres comme Asphyx ("Austerity Kills").

"In the Midst of Desolation" est, ensuite, ultra pesant et étonnamment mélodique dans les leads. Oui, Fairfax pond une belle collection de plans. "Refuse To Be Led" se fait aérien, dans son intro, comme la Luftawaffe, pour revenir vers le sinistre, en mode sonderkommando. Le contraste avec le début de la galette est bien venu.

"The Veteran" est grassouillet mais si on s'intéresse aux paroles et si on regarde le clip, on tombe dans le politique. Et ça c'est bien.

La fin est canon aussi, avec un "Fixed Bayonets" à la guitare véloce. L'instru "Internment" boucle le tout pour pouvoir relancer une plaque moins organique que leur toute première mais plus méchante. On rajoute une pochette de Dan Seagrave (qui va grave déchirer sur un tee shirt) et c'est plié.

 

Pour celui qui a rigolé avec les deux albums précédents, Memoriam, est comme Raoul, là, il va lui causer vrai:

Y dors le gros con ? Bah y dormira encore mieux quand il aura pris ça dans la gueule ! Il entendra chanter les anges, le gugusse de Montauban. Je vais le renvoyer tout droit à la maison mère… Au terminus des prétentieux.

photo de Crom-Cruach
le 26/07/2019

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 26/07/2019 à 14:44:21

Y fait envie le Monsieur là...

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 28/07/2019 à 10:02:42

Il est bon, très bon: "easy listening, brutal face hitting"

Mordhogor

Mordhogor le 24/08/2019 à 11:47:19

Voilà qui donne une sacrée envie et confirme les premières écoutes sur le net. Comme la pochette me botte grave, je vais acheter !

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