Metropolis Child - Through the hosts

Metropolis Child - "Through the hosts"
chronique Metropolis Child - Through the hosts

Through the hosts est une affaire de rencontres.

-La base : celle de quatre musiciens de Tours qui fondent en 2012 Metropolis Child. Un premier album sorti en 2015, ce second en 2018.
-La rencontre artistique : celle d'un livre, "L'histoire de The journey of the soul", écrit par le guitariste du groupe...avec les autres membres de la bande
-Le goût du travail bien fait : Mireille, ma factrice qui me donne parfois mon courrier en main propre pour que mes CD, livres et vinyls ne soient pas abîmés.
-Le pivot : Send the wood qui fait le lien entre ces différents protagonistes avec le concours de la Poste.
-La finalité : cette médiocre chronique sur un webzine plutôt confidentiel de musiques de niche.
-Le but : te permettre de découvrir un groupe et de te forger une opinion sur son récent album.

 

Souvent, lors d’une première rencontre, il y a un détail qui saute aux yeux : on ne voit que lui, on n’imagine pas s’y habituer. Pour Though the hosts, c’est sa durée.

67 minutes. Un véritable périple musical qui s’explique par la durée moyenne des titres (plus de 7 minutes) justifiée par le fait que les tourangeaux font du metal progressif.

Or, lorsqu’on fait du metal progressif, il faut être précis : cela tombe bien, Metropolis Child semble faire partie des bons élèves qui apprennent bien leurs leçons. Peut-être même un peu trop bons. Le vrai défaut de l’album n’est pas sa longueur mais son manque de surprise.

Le groupe est extrêmement sérieux dans sa manière d’aborder de longs titres, mais il ne se laisse aller à peu de fantaisie, rappelant un peu trop les groupes dont il se dit fan, mixant entre autres Opeth (deuxième période) et Dream Theater avec pas mal de réussite (et sans clavier).

 

Un autre problème jalonne néanmoins ce disque : sa production. Si elle n’est pas mauvaise, elle manque tout de même de coffre, de relief, de burnes. Un regret d’autant plus sensible sur certains passages « coups de poing » qui auraient mérité d’être autrement exploités. Le mix met également la voix un peu trop en avant pour un genre qui laisse beaucoup d’expression aux instruments.

En dépit de ces défauts, Metropolis child sait écrire, composer et mixer ses multiples influences. Demeure tout de même le défaut des transitions, des cassures parfois un peu brutales, mal amenées qui démontrent que le groupe a beaucoup de matière, beaucoup d’idées mais peine encore à toutes les valoriser.

Parce que c’est aussi la grande qualité du groupe : ses goûts variés. Si l’exploitation est classique et sérieuse, elle est suffisamment riche pour tenir pendant 67 minutes. Entre ses passages de métal brut, de métal mélo, d’acoustique et prog’, Metropolis Child a beaucoup à dire et sait donner envie d’être écouté. Sur le fond, le groupe a trouvé sa voie, mais elle reste à être mieux définie sur la forme…

photo de Tookie
le 28/08/2018

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 28/08/2018 à 10:38:12

Sacrée Mireille quand même...

Tookie

Tookie le 28/08/2018 à 11:50:41

Même si elle fait peur, (https://www.coreandco.fr/chroniques/perpetual-escape-into-my-dreams-5895.html), c'est la meilleure.

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