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Ministry - "In case you didn't feel like showing up"

Ministry - "In case you didn't feel like showing up"
chronique Ministry - In case you didn't feel like showing up
10/10 0

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CD album CD album (39:46)

 

Style musical : 

Indus/Powerviolence

 

Année : 

1990

 

Tracklist :

1. The Missing
2. Deity
3. So What
4. Burning Inside
5. Thieves
6. Stigmata

 

Label : 

Sire records

 

Lieu d'enregistrement : 

Merrillville, Indiana
Dans le même style :
Sex Prisoner - Tannhäuser Gate

Pour comprendre la démarche empruntée par cette chronique, référez- vous au chapitre 1.

 

En pleine mutation, et avant le grand saut (Psalm 69), il fallait bien que Ministry nous fasse le coup du disque « Live ». Coquetterie mercantile dans la majorité des cas, seuls des groupes-qui bouffent-la-scène ; Stooges, Cramps, Motörhead, Slayer parviennent à rendre l'exercice intéressant... jusqu'à ce mois de septembre 1990 où In case you didn't feel like showing up débarque en images et sur les platines lasers.

La pochette est réalisée par Kim Assaley, qui fait partie des Revolting Pussies, c'est qu'une fois de plus – z'allez voir – on travaille en famille chez Tonton Al !

 

Enregistré à le 22 février 1990 à Merrillville, patelin perdu dans l'Indiana (moins de 30 000 habitants à l'époque) dans la grande salle locale ; l'Holiday Star Theatre (situé à 2 rues d'une école catholique). Jourgensen veut marqué les esprits et convie les meilleurs représentants de la scène indus américaine pour monter un line up d'anthologie.

On parle du disque bien sûr, mais c'est son pendant sur vidéo qui est marquant. On y voit le groupe sur scène qui joue derrière une cage en acier. Des images représentent des temps forts liés au monde de l'entreprise, à la foule, la drogue, et les hallucinations. Le son est monstrueux (merci le mixage).

 

Sur scène, donc, on retrouve un mur de guitares tenues par l'affable Mike Scaccia, look biker arc-bouté sur sa six cordes, on devine un visage fermé sous les long cheveux ; Terry Roberts « Tezz » de Discharge ; William Tucker de My Life will the Thrill Kill Kult, rejoins parfois par le père Al Himself sur « The Missing », « Deity » et "Burning Inside". Une batterie électronique – Martin Atkins en chemise-cravatte de Pigface croise le fer avec Bill Rieflin, batterie traditionnelle, pull marin. Aux claviers, on retrouve Chris Connelly – Pigface et les faux frères Al Jourgensen et Paul Barker qui lui délivre, évidemment, ses lignes de basses sismiques.

Forcément, ce who'swho camé jusqu'à l'os ne fait pas dans la dentelle. Le rendu est énorme et l'on s'en prend plein la tronche. In case you didn't feel like showing up reste après toutes ces années impressionnant de puissance et de violence dégagée.
- Au cas où t'aurais pas envie de te pointer -... renvois des images captées dans le public qui témoigne de la force de rassemblement à l'époque d'un groupe comme Ministry. On y croise toutes les origines... et des Punks, des Goths, des BCBG, des Metalheads, et quelques Redskins.


L'album s'ouvre sur « The Missing » de The Land of Rape and Honey alors que le live est introduit par le déroutant duo de batteurs qui amène « Breathe » de Mind is a terrible thing to taste. Les 2 albums précités sont battus en brèche à coup de cutters et de batte barbelée tout au long de l'heure que dure le show – ramenés à moins de 40 minutes pour le disque.

 

« So what » chanté par Chris Connelly est dantesque, le groupe joue avec les nerfs du public avec une belle maestria. « Burning inside » rend fou, rien qu'à l'écoute et à revoir les images. On retiens ce gamin qui tente de passer la grille la veste en feu. Faut dire que comme, il n'y avait pas assez de bordel, le groupe a sorti la roue à feu et convié quelques cracheurs. Je me verrais bien tâter du pogo avec le père Cromy tiens ! Mad Dog with furia !

Sur « Thieves» chanté par Ogre -Skinny Puppy (lui aussi de la party!), on croise Joe Kelly de Lost Cause, groupe punk HxC de Chicago – en mode choriste crusty choc. Si il vous fallait une raison supplémentaire pour vous rendre compte combien ce groupe est dangereux à l'époque, extrême et jusqu'au boutiste ; cette version est dévastatrice.

L'album se clôt sur un autre classique du groupe, « Stigmata ».

 

La VHS renferme deux temps forts complémentaires. Jello Biafra qui vient délivrer un spoken-world où il règle ses comptes à l'Amérique de Bush Père suivi de la version magistrale de « The Land of Rape and Honey » qui voit tout ce petit monde au sommet de son Art. Le duo Ogre/Jourgensen en Maîtres de Cérémonie sur fond d'images de guerre, de déportation, de famine et de dictateurs et Biaffra en mode Kabuki qui varie du salut Nazi au bambin qui suce son pouce. Les guitares sont rangées pour ce final mais on est loin de perdre au change.

 

So precies –  je me souvient d'un interview d'Iggy Pop qui qualifiait de la sorte la musique – pourtant basique – de ses illustres Stooges. Et pour le coup, on comprend, on prend dans la gueule le – si précis-.

photo de Eric D-Toorop
le 05/03/2017

Note des commentateurs : 10/10 (sur 1 votes)

Commentaires

Crom-Cruach

Sa note : 10/10

Crom-Cruach le 05/03/2017 à 11:49:54

Que des hits !

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