Monolithe - Nebula Septem

Monolithe - "Nebula Septem"
chronique Monolithe - Nebula Septem

Today is born the seventh one
Born of woman the seventh son
And he in turn of a seventh son
He has the power to heal
He has the gift of the second sight
He is the chosen one
So it shall be written
So it shall be done

 

Ah, le chiffre 7, toute une histoire: les sept collines de Rome, les sept jours de la semaine, les sept péchés capitaux, les sept doigts de la main, les sept saints de Bretagne, les sept anneaux pour les seigneurs nains dans leurs demeures de pierre, la piste sept des albums de Steve Vai... Le grand frère du six n'en finit pas d'alimenter les mythologies et les superstitions. Les derniers en date, Monolithe, qui publie son septième album, constitué de sept titres, de sept minutes chacun. Chaque première lettre de chaque titre correspond à une note (selon le système anglo-saxon), qui en donne la tonalité. Et sept musiciens ont œuvré à la réalisation de Nebula Septem.

 

On est en présence d'une œuvre extrêmement riche, à la mesure des ambitions affichées par ce vétéran de la scène française. Ce dernier bouscule et transcende les codes du Funeral Doom, style auquel il est traditionnellement rattaché. La forme du désespoir prend un toute autre aspect ici. Le son reste caverneux, profond et poussiéreux, mais les compo sont plus riches et brassent un grand nombre de styles. On retrouve dans ce disque protéiforme du Death, de l'Electro, du Black, le tout parfaitement intégré au Doom originel.

 

Le groupe a gardé de ses premières années un sens du Riff plombé mais qui aujourd'hui revêt des atours mélodiques, et ce grâce à des leads de guitares et des claviers donnant à l'ensemble un côté progressif. À la fois massive et aérienne, la musique de Nebula Septem est en parfaite adéquation avec les thématiques spatiales et extra-terrestres abordées. L'album se termine sur « Gravity Flood », un instrumental qui débute comme un titre des 70's de Jean-Michel Jarre pour se muer en une débauche des guitares servie par un groupe au sommet de son art.

 

Après avoir tourné sept fois ma langue dans ma bouche, je suis en mesure affirmer que ce septième opus des franciliens est une réussite, qui réussi à s'extirper du carcan rigide à l'extrême du Doom, sûr qu'il est de sa vision.

 

photo de Xuaterc
le 26/02/2018

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