Nag - Nagged To Death

Nag - "Nagged To Death"
chronique Nag - Nagged To Death

Hey v'la le retour des trois Nag. Un peu comme les trois Stooges mais en moins drôles et en plus Norvégiens.

On les avait connus sur leur premier skeud, bien énergisant et très roublard déjà, en 2016.

 

Ici les cartes ne sont pas rebattues mais un gros clin d’œil montre un peu plus l'amour du trio pour le Raw Punk. En témoigne l'écho placé sur le chant, directement venu du plus crachou des avatars de la scène keuponne mais atténuant paradoxalement la rage présente sur le premier.

Pour les rookies, ça leur fera des frissons dans le bas du dos et pour les crevards, un simple sourire illuminera leur faciès. Ils trouveront cet effet bien gentillet en comparaison de leurs machins de raclure habituels. Tu vas m'écouter des groupes japonais avant de faire le niais.

 

Attention, Nag, Nag et Nag font les choses bien et ont l'intelligence de les rendre lisibles. La batterie est bien propre. La guitare est sortie d'un garage parfaitement rangé. C'est saturé mais pas trop, c'est violent mais pas trop. C'est keupon mais pas trop. C'est aussi BM sur "Sorry". Mais pas trop. Faut pas choquer. Du Punk Metal familial, disons. Parfait pour une insurrection en jaune fluo.

La férocité du premier s'est donc diluée devant un aspect planplan. On sort même les chœurs populistes sur le très routinier "No Rest For The Blessed". Pourtant on y retourne sans déplaisir. Et oui ça fonctionne : c'est ça le pire. Car tout est cela est foncièrement rockenwäl.

 

Accordons-nous donc pour reconnaître du talent à Nag jusque dans le choix de la séduisante pochette de sa plaque (The Sea Goblin de Theodore Kittelsen).

Après, vous pouvez aussi écouter un autre truc.

photo de Crom-Cruach
le 18/12/2018

0 COMMENTAIRE

AJOUTER UN COMMENTAIRE

anonyme


évènements