Nashville Pussy - Pleased To Eat You

chronique Nashville Pussy - Pleased To Eat You

On pouvait être légitimement méfiants suite à Up The Dosage sorti en 2014. En effet Nashville Pussy ne sentait plus la fouf mal lavée mais la minette presque parfumée. L'album, pas mauvais toutefois, manquait ainsi cruellement de hits, de sueur et de jus. Le changement de batteur semble avoir revigoré le gang.

 

Slurp Slurp Miam  Miam

 

En effet, la carte du Resto rout' fait peau neuve et les plats ont de nouveau du goût, comme ceux d'un bouge texan après le passage de Gordon "Shit Fuck" Ramsey.

"She Keeps Me Coming And I Keep Going Back" tape d'entrée dans le tube vintage tendu (ou vieille teube dressée) et bercé du chant redneck de Blaine. Nous voilà de nouveau frétillant de la croupe, chaussées de nos santiags préférés en peau de zob de zébu pour taper du pied, une canette de Tactical Nuclear Penguin à 32 degrés dans la pogne. Ouch ça déchausse les ratiches. Kim Jong-un, lui même, adoube, en secret, cette fougue américaine directement issue des Pères Fondateurs.

Pas le temps de roter que "We Want War" expose l'humour caustique de son géniteur comme une réponse à l'élection de Trump et aux délires du taré coréen évoqué plus haut. Nashville Pussy ne fait pas de politique mais écrit toujours des textes sentant de l'oignon et mitonné à la graisse de rognons. Ruyter est de nouveau en état de grâce. Simples, efficaces et diablement catchy ses riffs et ses solos bluesy nous collent la banane où vous savez.

Et bigre en Live, quels volumineux arguments toujours présents. C'est important. Faut pas que Bonnie (basse) enlève son gilet noir non plus. Ou si, comme vous voulez.

La prod de Daniel Rey (White Zombie, Ramones) met tout ça en relief de la plus belle façon. Bon son, bons nichons dira le proverbe.

Merci à Ruyter pour sa gentillesse avec ma crevette viking, au passage.

 

13 titres, ça peut sembler longs. Mais rien ne traîne. Surtout quand des trucs dynamiques et suants comme "Low Down Dirty Pigs" rappellent les meilleurs moments de Say Something Nasty. Et puis l'hommage à Dieu obligé arrive en septième position et là c'est juste comme le goût de la dernière binouze. Celle dont on se rappelle le lendemain. Les lyrics ? Du bonheur, point. Les soli ? Du Angus là.

La suite sera faite de Blues crasseux et de Hard Rock, avec une reprise puissante de Steve Earle ("CCKMP"), une autre de Nazareth ("Woke Up This Morning") et une dernière de Parliement, combo de ce dingo de George Clinton ("Testify").

 

Toujours coincés dans leur grange, toujours amoureux de la France (voir leur clip tourné à Marseille), les Nashville Pussy ont la forme et nous la mettent.

 

One bad mother unlike any other

And now he's gone

Lord please send another.

 

Salut, j'vais cuver.

photo de Crom-Cruach
le 15/02/2019

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