Nesseria - Nesseria

Chronique CD album (33:24)

chronique Nesseria - Nesseria
J’avais eu l’occasion de voir quelques shows de Nesseria il y a quelques années et j’ai le souvenir d’un groupe bien violent mais pas transcendant, se mélant un peu trop à la masse des groupes de grind/hardcore qui pullullaient alors en France.

Quelques années plus tard et un premier album sur les starting blocs, c’est avec une curiosité certaine que je me jette sur la galette d’autant plus que leurs dernières productions discographiques avaient l’air bien plus bandantes que mon lointain souvenir live. Confirmation dès le premier titre, à ceux qui nous ont lachés (une pique à leur précédent label?), qui, s’il reste dans le sillon grind survitaminé qui a marqué les débuts du groupe se démarque pas un certain talent dans la compo des riffs et des ambiances. Ça torche, ça blaste, ça balance dix riffs à la minute mais ça n’oublie pas pour autant d’injecter dans tout ça de très bonnes mélodies bien sombres comme il faut. Ça pourrait rappeller un peu des trucs à la Imply In All mais avec beaucoup plus de fond et un sens de l'ambiance nettement plus poussé malgré la déferlante. Impressions confirmées dès le troisième titre qui ralentit carrément le tempo et nous fait plus lorgner vers le noise hardcore suisse tendance Knut que vers Inside Conflict. Et ça continue : on est super surpris par les riffs assassins limite emo deathcore de par pertes et profits et du 4ème âge (genre à l’allemande), on est estomaqué par les plans syncopés de Arkhangelsk et des Alternatives (genre à la Nostromo), On est écrasé par les énaurmes mid-tempos de 43% et des Filles de Dieu (genre à la suisse).

Voilà, le disque à peine terminé, on se dit que les gars de Nesseria ont non seulement digéré pas mal de trucs mais surtout, on sent la volonté de servir un album réfléchi, qui a du sens et qui ne se résume pas à un enchainement de blasts et de riffs méchants pas beau, et c’est suffisamment rare dans le genre pour être souligné. Sans dire que la musique de Nesseria n’est pas originale (ce n’est pas sa principale qualité cela dit), je n’arrive pas à arrêter de penser à l’école Allemande (Systral, Mörser, Acme & co) et à l’école suisse (Knut, Shora, Cortez & co)… Après il y a pire comme références non ? Si les orléanais sont des pique assiettes (ce qui est un fait), force est de reconnaitre qu’ils vont pas se nourrir dans les pires gargottes ! Artwork encore une fois pas original pour un sou mais qui casse bien les yeux.
photo de Swarm
le 09/12/2009

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