Noidz - The Great Escape

Noidz - "The Great Escape"
chronique Noidz - The Great Escape

L’actualité, le tout-juste-sorti-du-four, c’est bien, ça croustille, ça réchauffe les doigts et les oreilles. Mais il ne faut pas non plus que ça pousse à passer sous silence de savoureux petits albums découverts sur le tard, et dont l’ancienneté toute relative ne suffit pas à leur ouvrir les portes des chros rétro du dimanche (habitude maison que vous devez commencer à connaître si vous traînez ici plus qu’occasionnellement). C’est pourquoi on va aujourd’hui vous parler du premier album des aliens portugais de Noidz. « Aliens », parce que les loustics se produisent accoutrés de costumes de cyber-Gwar, et qu’ils se sont réfugiés en Lusitanie après avoir fui une planète agonisant à 20000 années lumières de nos bols de Nesquik... Enfin c’est ce qui se dit en des sites secrets à l’abri des clicks indiscrets au fin fond des recoins les plus underground du Dark Web, donc c’est forcément vrai.

 

Pourquoi causer de Noidz? Parce qu’un beau jour, au plus fort d’un accès de Nawak-Fusionnite aiguë, voulant extirper à Google son savoir sur les brassages stylistiques les plus improbables, je tapai « Fado Metal » dans ce fameux champ de texte où parfois, en mode navigation privée, vous-mêmes saisissez les obscénités les moins avouables. Et parmi les insanités que me livrait le Big Brother du web en réponse à ma requête se trouvait cette vidéo:

 

Et je dois bien avouer que mon petit cœur fut tout tourneboulé par ce qu’il découvrait alors.

 

Mais la vérité c’est qu’à l’écoute de The Great Escape, on réalise que ce morceau tient plus de l’exception que de la règle. Car le fonds de commerce de Noidz, c’est plutôt un Electro Metal hyper dansant à la Punish Yourself, avec tantôt des emprunts à Prodigy, tantôt à The Algorithm, tantôt à Kong, plus des riffs Indus Metal lorgnant un peu partout – y compris chez Nailbomb et Ministry.

 

L’avantage pour les amateurs de sensations bigarrées, c’est qu’on peut passer d’un pur trip Rave Party / Trance (« Sonic Boom ») à du bon vieux headbang moshy, de gros beats violemment dance floor à des accès Nawak 8bits (autour de la barre des 2 minutes sur « Alienoidz Theme »), sans oublier la Synthwave à bandeau anti-transpiration popularisée par Carpenter Brut – dans une version toutefois un brin plus martiale. Le petit plus de Noidz tenant en ces morceaux « autres » qui peuvent offrir – non pas du Fado Metal, ça c’est pour l’album suivant – un voyage en extrême orient (cf. « Blast Waves »), une salve de percu (discrètement, vers 1:00 sur « Space Zone »), voire un extraordinaire hymne de Festnoz Metal où les cornemuses copulent joyeusement avec les grattes Indus et les zboïïïngs-zboïïïngs les plus vigoureux (« Root Sounds From Earth »).

 

Mon caractère d’incorrigible râleur m’oblige tout de même à mentionner l’abus de mélodies Techno cheap « à un doigt », ainsi que la présence inutile d’une plage de 25 minutes de quasi-silence (« Subliminar »). M’enfin pas de quoi fouetter un minou épilé. Alors amis teufeurs, amies raveuses, sortez vos vestes à patches et vos bracelets cloutés. Amis chevelus, amies métalleuses, enfilez vos T-shirts « Acid House » jaune-fluo et sortez les petites pilules: avec Noidz, la fête est plus folle!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: pourquoi s’embêter avec les albums de Punish Yourself, Carpenter Brut, The AlgorithmProdigy et Kong quand on peut avoir la totale sur un seul album de Noidz? Avec en prime un tube d’Electro Festnoz Metal pour conclure la teuf en beauté! Alors on allume les néons mauves dans le bunker et on move son booty!

 

 

photo de Cglaume
le 29/03/2019

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