Nordkväde - Visdom & Mak

Chronique CD album

chronique Nordkväde - Visdom & Mak

Moi quand je vois des épées, une pierre runique, et deux corbeaux, je m'emballe forcément.

Même si la pochette en question semble avoir été dessinée par votre pote Sven qui a loupé son concours d'entrée aux Beaux Arts.

Bon, vous le saviez à l'avance qu'il allait se foirer. Mais vous ne lui aviez rien dit car il pèse 120 kilo et est sûr que ses ancêtres sont de la lignée de Rollon le Marcheur, premier duc de Normandie.

 

Le duo Nordkväde a tout pour faire true viking avec son aeghisjalmur pas viking du tout collé dans son logo, son blase avec un tréma et ses origines suédoise.

En plus les deux pélos font du Black. Mais pas du black evil à la Suédoise.

Nordkväde va plutôt promener ses boots so dirty sur les terres de Darkthrone et des early Immortal. Ouais causer en franglais, c'est evil aussi.

Comme quoi le mal, le vrai, peut se nicher au détour d'une phrase sur votre webzine préféré.

 

En plus, la formule du duo d’origine, désormais à quatre, est bien plus sexy que celle de votre boulangerie préférée vendant des sandwiches ov shit à votre pause de midi.

 

Avec un son DIY mais pas trop, Nordkväde se fait, en effet plus immersif et botteur de ass que prévu. Pas de chemin de traverse atmo du fond du fjord, pas de bignou joué par la copine de Sven aux gros nichons, non plus : ici c'est du rustre, du rock, de la volée de bois bien sec, du joué avec les poils plus qu’avec l'encéphale.

Bon y'a une guimbarde au début de "Höstens Dimma", et de "Lustet" qui sortira sa guitare acoustique. On passera à côté pour le côté gayzou folk, c'est peau d'balle là.

 

Les métaphores macistes de péplum, célébrées par les fans de metal, s'accordent tellement bien à ces neufs morceaux, qui n'ont pas attendu le dernier album de Nocturno Gogolo et FeLeRir pour se faire plus catchy qu'une star de la WWF.

La fédération des Pandas musclés.

Pas pour rien que les deux loustics d'origine posent devant une pierre runique avec un gros zizi dessus. Car l’énergie et le riffing basique, qui peut même se faire épique as fuck ("Runor Ska Ristas"), sont une constante. Les mid tempo côtoient des morceaux plus véloces joués avec application et même si on peine à distinguer une véritable identité propre au groupe, on revient à l'album avec trop un smile de devil sur le bouche (LE bouche pour faire son Abbath à trois grammes).

 

Sans prétention et sans volonté de se la jouer plus badass que les sacrificateurs de vierges plus connus, ce premier album Nordkväde est définitivement cool.

photo de Crom-Cruach
le 21/10/2019

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